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Économie

Les craintes sanitaires alimentent la prudence en Europe

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes évoluent sans grand changement lundi dans la matinée, les investisseurs restant préoccupés par l’évolution inquiétante de l’épidémie de coronavirus et son impact sur la reprise économique.

Les principales Bourses européennes évoluent sans grand changement lundi dans la matinée. À Paris, l'indice CAC 40 grappille 0,02% à 4.963,79 points vers 08h35 GMT. À Francfort, le Dax prend 0,06% et à Londres, le FTSE gagne 0,09%. /Photo d'archives/REUTERS/Regis Duvignau

À Paris, l’indice CAC 40 grappille 0,02% à 4.963,79 points vers 08h35 GMT. À Francfort, le Dax prend 0,06% et à Londres, le FTSE gagne 0,09%.

L’indice EuroStoxx 50 de la zone euro cède 0,08%, le FTSEurofirst 300 avance de 0,04% et le Stoxx 600 de 0,08%.

Les places européennes ont fortement reculé vendredi dans un climat d’aversion au risque entretenu par les craintes pour l’évolution de la situation sanitaire et les doutes sur les perspectives économiques.

La situation sanitaire continue de s’aggraver dans plusieurs région du monde: le nombre des contaminations augmente notamment en France, qui a enregistré dimanche plus de 3.000 cas pour le deuxième jour d’affilée, l’Allemagne a confirmé ce lundi 561 cas de plus que la veille et le bilan aux Etats-Unis dépasse désormais les 170.000 morts.

Face à la flambée épidémique qui frappe notamment la ville d’Auckland, la Nouvelle-Zélande a décidé de reporter d’un mois la tenue des élections législatives.

“Le nombre de nouveaux cas de COVID-19 en Europe est la première chose à surveiller dans les prochains jours car il a le potentiel de faire dérailler la reprise économique naissante”, a déclaré Neil Wilson chez Markets.com.

“Une forte augmentation des cas en Espagne, en France et en Allemagne rendrait les traders nerveux et les marchés volatils avec le risque d’un nouveau confinement.”

Côté macroéconomie, la séance s’annonce calme avec uniquement la publication à 12h30 de l’indice d’activité manufacturière dans la région de New York.

Le reste de la semaine sera un peu plus chargé avec notamment les “minutes” de la Réserve fédérale (Fed) mercredi et celles de la Banque centrale européenne (BCE) le lendemain.

VALEURS

Le secteur lié aux transports et aux loisirs (-0,71%) souffre toujours après la quatorzaine imposée par les autorités britanniques aux voyageurs en provenance de France et des Pays-Bas depuis samedi et le classement vendredi de la quasi-totalité de l’Espagne en “zone à risque” par l’Allemagne.

IAG lâche 2,78% et TUI perd 3,87% à Londres, Lufthansa abandonne 1,58% à Francfort et Air France-KLM recule de 1,94% à Paris.

Les opérateurs de centres commerciaux Unibail-Rodamco-Westfield et Klépierre perdent respectivement 4,29% et 4,48%.

La plus forte hausse du CAC 40 est pour Pernod Ricard (+1,89%) après un relèvement de conseil de Barclays à “surpondérer”, les analystes de la banque anglaise étant confiants dans les capacités du groupe à améliorer ses résultats lors de l’exercice 2021 grâce au segment des spiritueux haut de gamme et de la reprise économique aux Etats-Unis et en Chine.

Le secteur des ressources de base signe la meilleure performance en Europe (1,16%) après le nouveau coup de pouce de la Banque populaire de Chine face à la crise du coronavirus.

Les groupes miniers Rio Tinto, BHP et Anglo American gagne de 1,25% à 1,91%. A Paris, ArcelorMittal prend 0,60%.

EN ASIE

Les marchés chinois ont été dopés par l’annonce d’une nouvelle injection de liquidité par la Banque populaire de Chine (BPC), ajoutant 700 milliards de yuans dans le système financier par le biais de la facilité de crédit à moyen terme à un an, dont le taux d’intérêt est maintenu à 2,95%.

Le CSI 300 des grandes capitalisations du pays et l’indice composite de Shanghai ont gagné 2,35%.

Dans ce contexte, le report de la réunion, qui était prévu samedi 15 août, entre de hauts représentants chinois et américains pour faire le point sur la première phase de l’accord commercial n’a pas eu d’effet sur la tendance.

A la Bourse de Tokyo, l’indice Nikkei a perdu 0,83%, sa plus forte baisse en deux semaines, en raison de la contraction sans précédent de l’économie japonaise au deuxième trimestre, de 27,8%, la pandémie de coronavirus ayant durement touché la consommation et les exportations du pays.

Les investisseurs n’ont pas réagi à une information selon laquelle le Premier ministre, Shinzo Abe, a été admis à l’hôpital.

A WALL STREET

Les contrats à terme sur les indices de Wall Street préfigurent une ouverture en hausse modérée. Vendredi, la Bourse de New York a fini sur une note hésitante, restant toutefois proche de ses plus hauts niveaux historiques en dépit d’un regain d’inquiétudes sur les perspectives économiques des Etats-Unis. [.NFR]

Les ventes au détail aux Etats-Unis ont en effet rebondi moins fortement que prévu en juillet, une tendance qui pourrait se prolonger avec la recrudescence des cas de contamination par le coronavirus dans plusieurs Etats américains.

L’indice Dow Jones a gagné 0,12%, le S&P-500, plus large, a perdu 0,02%, et le Nasdaq Composite a reculé de 0,21%.

CHANGES/TAUX

L’indice dollar, qui mesure les variations du billet vert contre d’autres monnaies de référence, est stable et l’euro recule légèrement à 1,1835 dollar.

Sur le marché obligataire, le rendement des Treasuries à dix ans perd près de deux points de base à 0,685% et son équivalent allemand recule à -0,433%.

PÉTROLE

Les cours pétroliers sont en hausse après une information selon laquelle la Chine compte augmenter les importations de brut américain dans les semaines à venir.

Le Brent gagne 0,38% à 44,97 dollars le baril et le brut léger américain prend 0,48% à 42,21 dollars.

Laetitia Volga, édité par Jean-Michel Bélot

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