for-phone-onlyfor-tablet-portrait-upfor-tablet-landscape-upfor-desktop-upfor-wide-desktop-up
Économie

L'Europe termine dans le désordre une séance sans tendance

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont fini en ordre dispersé mardi dans des volumes d’échanges réduits, les négociations sur le plan de relance américain et la persistance des craintes entourant l’évolution de la situation sanitaire freinant la prise de risque.

Les Bourses européennes ont fini en ordre dispersé mardi. À Paris, le CAC 40 a terminé en hausse de 0,28%. Le Footsie britannique a grappillé 0,05% et le Dax allemand a reculé de -0,36%. /Photo prise le 4 août 2020/REUTERS

À Paris, le CAC 40 a terminé en hausse de 0,28% à 4 889,52 points. Le Footsie britannique a grappillé 0,05% et le Dax allemand a reculé de -0,36%.

L’indice EuroStoxx 50 a pris 0,12%, le FTSEurofirst 300 a perdu -0,1% et le Stoxx 600 a lâché -0,17%.

Les places européennes ont du mal à trouver une direction claire dans un climat de marché toujours troublé par la pandémie de coronavirus et les tractations à Washington sur un nouveau plan de relance destiné à soutenir l’économie américaine, durement frappée par la crise sanitaire.

Pour tenter de sortir de l’impasse, démocrates et républicains poursuivent leurs discussions sur une prolongation du dispositif exceptionnel d’indemnisation des chômeurs face à l’épidémie.

Les investisseurs sont par ailleurs vigilants sur l’affrontement que se livrent les Etats-Unis et la Chine autour de l’application TikTok que l’administration Trump souhaite interdire, selon le fondateur de la maison-mère du réseau social chinois.

VALEURS

Le secteur automobile (2,16%) a bénéficié d’une étude de l’institut Ifo qui montre que l’industrie automobile allemande a présenté en juillet de nouveaux signes d’une reprise post-pandémique et que les constructeurs anticipent une augmentation de leurs exportations.

A Paris, Renault a fini premier du CAC 40 avec 6,79% et PSA a gagné 3,41%. Volkswagen a pris 2,53%, Daimler 2,8% et BMW 3,43%.

Natixis a grimpé de 7,84%, les investisseurs saluant le changement de direction à la tête de la banque qui pourrait conduire, selon plusieurs intermédiaires, à des évolutions structurelles incluant des cessions d’actifs.

A l’opposé, DBV Technologies a chuté de -37,61% après avoir annoncé que l’autorité américaine du médicament (FDA) avait rejeté sa demande de licence sous sa forme actuelle pour le Viaskin Peanut, son traitement de l’allergie aux arachides.

Bayer a perdu -2,43% après avoir publié une perte trimestrielle nette de 9,5 milliards d’euros à la suite d’un accord d’environ 11 milliards de dollars avec la justice américaine pour mettre fin aux procédures sur l’herbicide Roundup, accusé d’être cancérigène.

A Londres, BP s’est adjugé 6,48%, les investisseurs saluant la stratégie faible en émissions carbone du groupe qui prévoit de doper ses investissements dans les énergies renouvelables.

A WALL STREET

A l’heure de la clôture européenne, les trois indices phares de New York avançaient légèrement, sans grande conviction.

Aux valeurs, Ralph Lauren chute de -6,73% après avoir perdu près de 1 millard de dollars de chiffre d’affaires au trimestre à fin juin à cause de la fermeture des magasins et du ralentissement de la demande pour les produits de luxe.

TAUX/CHANGES

Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts d’Etat américains à 10 ans est tombé à un creux de cinq mois, à 0,513%, illustrant la méfiance des acteurs du marché envers la reprise économique américaine.

“Les marchés obligataires et boursiers semblent examiner les données et s’attendre à des résultats différents, du moins pour le moment. Les négociants en obligations sont de moins en moins optimistes quant à la remontée du PIB au troisième trimestre. On s’inquiète de savoir dans quelle mesure le plan de relance aidera l’économie et quel sera son coût,” a déclaré Kevin Giddis chez Raymond James.

En Europe, son équivalent allemand a cédé près de trois points de base à -0,55% et le rendement du Gilt à 10 ans a atteint un plus bas historique à 0,065%.

Du côté des devises, le dollar, qui vient de vivre son plus mauvais mois depuis 10 ans, se stabilise face à un panier de référence après avoir tenté lundi un rebond. L’euro est aussi inchangé, à 1,1768 dollar.

PÉTROLE

Les prix du pétrole montent, soutenus par la publication lundi de bons indicateurs manufacturiers.

Le baril de brut américain (West Texas Intermediate, WTI) prend 1,51% à 41,63 dollars et celui de Brent 0,63% à 44,43 dollars.

A SUIVRE :

Mercredi, les investisseurs suivront la parution dans la matinée des indices définitifs d’IHS Markit sur l’activité dans les services en Europe, qui devraient confirmer un retour en zone de croissance, puis aux Etats-Unis, l’enquête sur l’emploi du cabinet ADP et l’ISM des services.

Laetitia Volga, édité par Jean-Stéphane Brosse

for-phone-onlyfor-tablet-portrait-upfor-tablet-landscape-upfor-desktop-upfor-wide-desktop-up