for-phone-onlyfor-tablet-portrait-upfor-tablet-landscape-upfor-desktop-upfor-wide-desktop-up
Économie

Hausse prudente en vue à Wall Street, l'Europe rassurée par les PMI

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en hausse prudente et les Bourses européennes progressent lundi à mi-séance, les marchés actions saluant de bonnes nouvelles sur l’activité manufacturière de la zone euro et de la Chine tout en s’inquiétant de l’évolution de la pandémie.

Les Bourses européennes progressent lundi à mi-séance. À Paris, le CAC 40 gagne 1,1% vers 11h15 GMT et à Francfort, le Dax prend 2,08%. Le FTSE à Londres sous-performe (+0,65%). /Photo d'archives/REUTERS/Toby Melville

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse de 0,3% à 0,9%.

À Paris, le CAC 40 gagne 1,1% à 4.836,39 points vers 11h15 GMT et à Francfort, le Dax prend 2,08%. Le FTSE à Londres sous-performe (+0,65%), freiné par les résultats et prévisions décevants de HSBC.

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 avance de 1,19%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro de 1,54% et le Stoxx 600 de 1,2%.

L’activité manufacturière de la zone euro a renoué avec la croissance en juillet pour la première fois depuis début 2019, son indice ressortant à 51,8, grâce à un rebond de la demande entraîné par l’assouplissement des mesures prises pour tenter d’enrayer la propagation du COVID-19.

Autre bonne nouvelle, en Chine, l’activité du secteur manufacturier a progressé le mois dernier au rythme le plus rapide depuis près de dix ans, la demande intérieure continuant de s’améliorer après la crise du coronavirus. Il n’empêche que les investisseurs restent préoccupés par l’évolution de la situation sanitaire, l’impasse au Congrès sur un nouveau plan de relance et la dégradation par l’agence de notation Fitch de la perspective des Etats-Unis de “stable” à “négative”, motivéer par la détérioration continue des finances publiques.

LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET

Dans les échanges avant l’ouverture de Wall Street, Microsoft prend 2%, le groupe informatique ayant fait part de son intérêt pour le rachat des activités américaines de TikTok, dans le collimateur de Donald Trump, qui estime que l’application chinoise constitue une menace pour la sécurité des Etats-Unis.

VALEURS EN EUROPE

En Bourse à Paris, Société Générale perd 2,70% après avoir état d’une nouvelle perte surprise au deuxième trimestre à cause de dépréciations dans ses activités de marché et d’un bond des provisions pour risque de crédit du fait de la récession économique liée à la pandémie.

HSBC est sanctionnée plus lourdement, son action reculant de 4,78% à un creux de plus 11 ans, la banque britannique ayant annoncé que ses provisions pour créances douteuses pourraient être supérieures aux prévisions et atteindre quelque 13 milliards de dollars cette année après avoir accusé une chute de 65% de son bénéfice avant impôt au premier semestre.

Le secteur immobilier (-0,18%) est ralenti par le repli de l’exploitant de centres commerciaux Hammerson (-5,61%) qui envisage une augmentation de capital et des cessions d’actifs pour affronter la crise du coronavirus.

Dans son sillage, son concurrent Unibail-Rodamco-Westfield cède 5,21%, la plus forte baisse du CAC 40, et Klépierre lâche 5,38%.

Les bonnes nouvelles venues de Chine profitent en revanche au compartiment des ressources de base, qui progresse de 1,49%.

TAUX

Les indices PMI européens favorisent la remontée des rendements obligataires après les plus bas touchés vendredi.

Celui du Bund allemand à dix ans, est remonté à plus de -0,51% après être tombé à -0,561% vendredi, et son équivalent italien reprend plus de deux points de base à 1,1%.

Le dix ans américain est également en hausse à 0,5494% après avoir touché la semaine dernière son plus bas niveau depuis le mois de mars à 0,52%

CHANGES

Du côté des devises, le dollar, qui vient de vivre son plus mauvais mois depuis 10 ans, rebondit de 0,44% face à un panier de référence.

“La pause dans le déclin du billet vert est due à des facteurs techniques plutôt qu’à un changement des circonstances qui ont dicté les fortes pertes de ces dernières semaines. La tendance générale de la monnaie américaine reste à la baisse, la pandémie de COVID-19 étant hors de contrôle dans plusieurs États, ce qui réduit les espoirs d’une reprise économique rapide”, commente Ricardo Evangelista chez ActivTrades.

L’euro cède un peu de terrain, autour de 1,1729 dollar, après avoir pris près de 5% en juillet avec un pic au-dessus de 1,19.

PÉTROLE

Les craintes pour la demande continuent de peser sur les cours du pétrole. Le Brent de mer du Nord perd 0,51% à 43,3 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) abandonne 0,67% à 40 dollars.

édité par Patrick Vignal

for-phone-onlyfor-tablet-portrait-upfor-tablet-landscape-upfor-desktop-upfor-wide-desktop-up