June 23, 2020 / 7:52 AM / 11 days ago

Europe/PMI-Rebond plus fort que prévu de l'activité du secteur privé en juin

(Actualisé avec Royaume-Uni)

PARIS, 23 juin (Reuters) - Principaux résultats provisoires des enquêtes Markit auprès des directeurs d’achat en Europe publiés mardi:

* ZONE EURO - LE RALENTISSEMENT DE L’ACTIVITÉ S’ATTÉNUE

LONDRES - Le ralentissement historique de l’activité du secteur privé en zone euro s’est atténué ce mois-ci avec la réouverture de vastes pans d’activité qui avaient été fermés pour freiner la propagation du coronavirus.

L’indice composite PMI flash d’IHS Markit s’est redressé à 47,5 en juin contre 31,9 en mai et un plus bas record à 13,6 en avril, soit une amélioration plus forte qu’attendu puisque le consensus tablait sur indice à 42,4.

Si l’indice PMI se rapproche de la barre de 50, l’activité du secteur privé en zone euro reste néanmoins en contraction.

“Le PMI flash de la zone euro indique une nouvelle atténuation substantielle du ralentissement de la région en juin. La production et la demande continuent de baisser mais ne s’effondrent plus”, observe Chris Williamson, économiste en chef chez IHS Markit.

“Si le PIB du deuxième trimestre a probablement chuté à un rythme sans précédent, la hausse de l’indice PMI renforce les attentes selon lesquelles la levée des restrictions contribuera à mettre fin à la récession à l’approche de l’été”, ajoute-t-il.

Selon un sondage réalisé par Reuters auprès d’économistes, le PIB de la zone euro devrait se contracter de 12,5% au deuxième trimestre.

Mais les directeurs d’achat font à nouveau preuve d’optimisme pour l’avenir : l’indice de la production future, qui avait été inférieur à 50 pendant trois mois, est passé à 55,7 en juin après 46,8 en mai.

Dans le seul secteur des services, l’indice PMI a rebondi à 47,3 contre 30,5 en mai et une prévision de 41,0.

Dans le secteur manufacturier, l’indice PMI a atteint 46,9 ce mois-ci contre 39,4 en mai et un consensus de 44,5.

* ALLEMAGNE - LA RÉCESSION S’ATTÉNUE PROGRESSIVEMENT

BERLIN - L’activité dans le secteur privé s’est améliorée en juin mais reste en contraction, les perturbations et incertitudes liées aux coronavirus continuant de peser sur la demande de la première économie de la zone euro, selon les indices provisoires publiés mardi par IHS Markit.

L’indice PMI composite est revenu à 45,8 en première estimation “flash” pour le mois en cours, alors que les économistes interrogés par Reuters l’anticipaient à 44,2 après 32,3 le mois précédent.

Il reste donc en zone de contraction malgré cette amélioration supérieure aux attentes.

Phil Smith, économiste principal chez IHS Markit, a déclaré que l’activité à la fois dans les services et dans les usines avait “franchi le pire apparemment mais était loin de tourner à plein régime” car les inquiétudes concernant le marché du travail et les suppressions d’emplois jetaient un voile sur les perspectives.

Dans les services, qui ont été particulièrement touchés par les mesures de confinement, le ralentissement de l’activité s’est atténué avec un indice d’activité à 45,8 alors qu’il était attendu à 42,0 après 32,6 en mai.

L’indice PMI des directeurs d’achat du secteur manufacturier est remonté à 44,6 après 36,6 en mai, les attentes des économistes se situant en moyenne à 41,5.

* FRANCE - L’ACTIVITÉ DANS LE PRIVÉ RENOUE AVEC LA CROISSANCE

PARIS - L’activité dans le secteur privé français s’est améliorée plus que prévu depuis le début du mois de juin renouant avec la croissance après trois mois de ralentissement sans précédent sous l’effet dévastateur du confinement face à l’épidémie de coronavirus, montrent les premiers résultats de l’enquête d’IHS Markit.

L’indice PMI des services est ressorti à 50,3 après 31,1 en mai et celui dans le secteur manufacturier est remonté à 52,1, un plus haut depuis septembre 2018, après 40,6 en mai. Les économistes interrogés par Reuters attendaient respectivement un chiffre de 44,2 et de 46,0.

L’indice composite, qui réunit le secteur manufacturier et celui des services, est remonté à 51,3 en juin contre 32,1 en mai et 46,3 pour le consensus.

Ils remontent ainsi au-dessus du seuil de 50 qui sépare croissance et contraction de l’activité.

“Ces chiffres suggèrent que la France entre enfin dans une période de reprise alors que nous dépassons le pic de la crise du coronavirus”, a déclaré Eliot Kerr, économiste d’IHS Markit.

“Le poursuite de la levée des mesures de confinement a permis une reprise d’un semblant de normalité avec de nombreuses entreprises et de salariés retournant au travail, en particulier dans le secteur manufacturier”, a-t-il ajouté.

* ROYAUME-UNI - LES EFFETS DE LA CRISE DU CORONAVIRUS S’ESTOMPENT LENTEMENT

LONDRES - Le ralentissement du secteur privé britannique s’est atténué plus que prévu en juin avec la réouverture de nombreuses entreprises après la levée partielle des mesures de confinement, montrent les premiers résultats de l’enquête mensuelle d’IHS Markit.

L’indice PMI composite, qui rassemble les données recueillies sur l’évolution de l’activité dans les services et l’industrie manufacturière, a rebondi à 47,6 contre 30,0 en mai, une augmentation record.

En moyenne par les économistes anticipaient un chiffre de 41,0.

“Les données PMI de juin s’ajoutent aux signes montrant que l’économie britannique devrait renouer avec la croissance au troisième trimestre, surtout compte tenu de la poursuite du déconfinement prévue à partir du 4 juillet”, a déclaré l’économiste d’IHS Markit, Chris Williamson.

L’activité manufacturière s’est améliorée plus que prévu avec un indice revenant en croissance à 50,1 en juin après 40,7 en mai tandis que l’indice des services (qui ne prend pas en compte le secteur de la distribution) est remonté à 47,0 contre 29,0 le mois précédent.

D’après la Banque d’Angleterre (BoE), la contraction de l’économie britannique pourrait avoir atteint 20% depuis le début de la crise du coronavirus en mars, un chiffre moins élevée qu’estimé initialement mais qui constituerait la plus forte baisse annuelle du produit intérieur brut (PIB) depuis plus de trois siècles.

“Les perspectives de reprise à plus long terme restent très incertaines”, a déclaré Chris Williamson. “Les incertitudes sur les perspectives de reprise et d’emploi signifient également que la demande pour de nombreux biens, en particulier les articles chers non essentiels, restera probablement faible pendant de nombreux mois. Les incertitudes liées au Brexit continuent également de jeter une ombre sur l’économie.”

IHS Markit s’attend à ce que produit intérieur brut (PIB) britannique soit cette année de 12% inférieur à son niveau de 2019, avant d’augmenter de seulement 5% en 2021 - une reprise bien plus modérée que le rebond prévu par la BoE pour l’année prochaine. (Leigh Thomas à Paris, Michael Nienaber à Berlin, Jonathan Cable et David Milliken à Londres, version française Laetitia Volga et Blandine Hénault, édité par Jean-Michel Bélot)

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