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Sociétés

Aston Martin va supprimer jusqu'à 500 emplois face à la baisse des volumes

LONDRES, 4 juin (Reuters) - Le constructeur britannique de voitures de luxe Aston Martin prévoit de supprimer jusqu’à 500 emplois afin de réduire ses coûts de base dans un contexte de diminution des niveaux de production des voitures de sport, a-t-il annoncé jeudi.

Ces réductions d’effectifs interviennent une semaine après qu’Aston Martin a confirmé la nomination de Tobias Moers, PDG de Mercedes-AMG, au poste de directeur général à compter du 1er août, en remplacement d’Andy Palmer.

Le groupe âgé de 107 ans cherche à améliorer sa productivité alors que les volumes de production sont inférieurs aux prévisions initiales. Un processus de consultation avec les salariés et les syndicats sera lancé dans les prochains jours.

Le mois dernier, Aston Martin a fait état d’une lourde perte au premier trimestre, ses ventes ayant chuté de près d’un tiers en raison de l’impact de l’épidémie de coronavirus.

Le premier véhicule utilitaire sport (SUV) d’Aston Martin, le DBX, jugé crucial pour augmenter les volumes et attirer de nouveaux acheteurs, dont les femmes, reste en bonne voie pour des livraisons cet été et conserve un solide carnet de commandes, a indiqué le groupe.

Aston Martin compte également faire des économies en réduisant le nombre de ses sous-traitants et de ses sites et en abaissant les dépenses liées au marketing et aux déplacements.

La restructuration devrait permettre de réaliser des économies annuelles totales d’environ 38 millions de livres (41,79 millions d’euros). Les coûts de restructuration devraient s’élever pour leur part à environ 12 millions de livres sterling (13,2 millions d’euros).

Aston Martin, père de la voiture de l’agent secret le plus célèbre du cinéma, James Bond, a vu le cours de son action chuter depuis son introduction en Bourse en octobre 2018.

L’action, en baisse de 78% sur un an, recule jeudi de 2,7% à 67 pence dans la matinée à la Bourse de Londres, valorisant l’entreprise à 1,04 milliard de livres (1,14 milliard d’euros). (James Davey, version française Diana Mandiá, édité par Blandine Hénault)

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