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Sociétés

La récession économique en Italie plus forte que prévu

ROME, 29 mai (Reuters) - L’économie italienne s’est contractée de 5,3% au premier trimestre, a annoncé vendredi l’institut national de la statistique (Istat), sa plus forte baisse, sur fond de confinement de la population en raison du nouveau coronavirus, depuis le début de cette série en 1995.

Cette contraction est bien plus importante que ne le laissait penser la première estimation publiée le mois dernier, qui évoquait un recul du produit intérieur brut (PIB) de l’Italie de 4,7% d’un trimestre sur l’autre.

Sur un an, la baisse du PIB italien atteint 5,4% au premier trimestre, et non pas 4,8% comme en première estimation.

Les chiffres du quatrième trimestre ont en revanche été révisés légèrement à la hausse même s’ils continuent de témoigner d’une entrée en récession de l’économie italienne.

Le PIB de l’Italie a baissé de 0,2% au cours des trois derniers mois de 2019, au lieu de 0,3% en première estimation.

La chute du premier trimestre s’explique par un plongeon aussi bien de la demande intérieure que des échanges extérieurs, l’Italie, pays parmi les plus touchés au monde par l’épidémie de COVID-19, ayant été l’un des premiers d’Europe à imposer un confinement strict de sa population dès la première partie du mois de mars.

Les dépenses de consommation ont baissé de 6,6%, l’investissement de 8,1%, les importations de 6,2% et les exportations de 8,0% d’un trimestre sur l’autre.

Les économistes s’attendent à une contraction de l’économie italienne encore plus forte au deuxième trimestre, qui couvre la majeure partie de la période de confinement, avant un rebond partiel au second semestre grâce à la levée en cours de ces restrictions.

Sur l’ensemble de l’année, la Commission européenne prédit que la troisième économie de la zone euro connaîtra une récession de 9,5%, ce qui ramènerait le PIB italien, ajusté de l’inflation, à son niveau de la fin des années 1990.

La Banque d’Italie prédit une contraction du PIB sur l’année de 9% et le gouvernement table sur une récession de 8%. (Gavin Jones version française Bertrand Boucey)

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