for-phone-onlyfor-tablet-portrait-upfor-tablet-landscape-upfor-desktop-upfor-wide-desktop-up
Sociétés

GESTION-Une fenêtre d'opportunité sur le crédit-Schroders

PARIS, 25 mai (Reuters) - Le marché des obligations d’entreprises offre des perspectives de revenu aux investisseurs au moment où les marchés des emprunts d’Etats et des actions paraissent peu attractifs, dit-on chez Schroders.

Les obligations d’entreprises internationales classées en catégorie investissement (‘investment grade’) offrent actuellement un rendement de 2,%, contre 0,4% pour les emprunts d’État, 2,7% pour l’EuroStoxx 50 et 2% pour le S&P-500, selon la société de gestion.

Les obligations à haut rendement (“high yield”), le segment le plus risqué de la dette d’entreprise, affichent pour leur part des rendements de plus de 8% au total, lit-on dans une note rédigée par Patrick Vogel et Julien Houdain, responsables de l’équipe crédit de Schroders, et publiée lundi.

Les taux des emprunts d’État devraient rester durablement faibles compte tenu de l’ampleur des mesures de relance monétaire et budgétaire mises en place pour limiter les dégâts économiques provoqués par la crise du coronavirus, écrivent-ils.

“Les entreprises sont contraintes de réduire les dividendes en raison de la baisse de leur chiffre d’affaires et de leurs bénéfices, ou parce que les banques centrales ou les gouvernements l’exigent pour l’extension de certains accords de prêt”, ajoutent-ils.

Dans ce contexte, le crédit offre une alternative avec des “spreads”, soit des écarts de rendement avec les emprunts d’Etat, historiquement élevés, font-ils valoir.

Le niveau des “spreads” paraît cependant insoutenable au-delà de deux trimestres et ceux-ci pourraient se resserrer rapidement en cas de changement du sentiment de marché, ce qui offre aux investisseurs une fenêtre d’opportunité assez étroite, ajoutent les auteurs de la note, qui invitent à surveiller aussi le risque d’une augmentation des taux de défaut.

“Même si nous prévoyons une baisse du PIB mondial de 3%, nous pensons que certains secteurs sortiront gagnants de cette situation de crise”, disent-ils avant de citer notamment la distribution de proximité, les télécommunications et les services aux collectivités (‘utilities’).

Les loisirs, l’hôtellerie, les compagnies aériennes et les transports devraient souffrir en revanche mais certaines entreprises de qualité de ces secteur pourraient émettre de nouvelles obligations assorties de rendements très attractifs, lit-on dans la note. (Patrick Vignal, édité par Marc Angrand)

for-phone-onlyfor-tablet-portrait-upfor-tablet-landscape-upfor-desktop-upfor-wide-desktop-up