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Économie

L'Europe dans le rouge, les conséquences du déconfinement inquiètent

(Reuters) - Les principales Bourses européennes sont en net repli mercredi dans le sillage de Wall Street, l’optimisme concernant le redémarrage de l’économie ayant été supplanté par la crainte d’un déconfinement trop rapide susceptible d’entraîner une résurgence de l’épidémie et une reprise économique plus lente que prévu.

Les principales Bourses européennes sont en net repli mercredi. Vers 08h45 GMT, l'indice CAC 40 à Paris perd 1,81%, un plus bas depuis le 4 mai. À Francfort, le Dax cède 1,65% et à Londres, le FTSE abandonne 1,01%. /Photo d'archives/REUTERS/Régis Duvignau

Vers 08h45 GMT, l’indice CAC 40 à Paris perd 1,81% à 4.391,66 points, un plus bas depuis le 4 mai. À Francfort, le Dax cède 1,65% et à Londres, le FTSE abandonne 1,01%.

L’indice EuroStoxx 50 de la zone euro recule de 1,58%, le FTSEurofirst 300 de 1,38% et le Stoxx 600 de 1,37%.

Les places boursières européennes ont fini en ordre dispersé la veille mais les déclarations de l’un des principaux experts médicaux de la Maison blanche ont refroidi les espoirs concernant une reprise économique.

Le Dr Anthony Fauci a averti mardi des risques d’une réouverture prématurée de l’économie américaine alors que l’épidémie n’est toujours pas maîtrisée dans plusieurs régions des Etats-Unis.

En Chine, sept nouveaux cas de contamination au coronavirus ont été confirmés mercredi et la ville de Jilin, où ont été signalés six nouveaux cas, a décidé d’imposer de nouvelles restrictions de déplacement.

Les opérateurs de marché seront également attentifs à l’intervention, prévue à 13h00 GMT, du président de la Réserve fédérale qui s’exprimera sur les problèmes économiques actuels.

D’après David Madden chez CMC Markets, Jerome Powell pourrait profiter de l’occasion pour tuer dans l’oeuf les discussions concernant une éventuelle baisse de taux en territoire négatif.

Le sujet est devenu brûlant sur les marchés financiers depuis que des options sur le marché monétaire américain ont commencé à intégrer la semaine dernière une probabilité de taux négatifs.

Le dossier commercial entre les Etats-Unis et la Chine continue par ailleurs d’inquiéter les investisseurs alors que l’administration Trump fait pression sur des fonds de retraite fédéraux pour geler les investissements dans des entreprises chinoises que Washington soupçonne de violer les droits de l’homme ou de menacer la sécurité des États-Unis.

VALEURS

L’action JCDecaux abandonne 3,65%, la pandémie ayant fait chuter le chiffre d’affaires du groupe de communication extérieure de 14% au premier trimestre.

Natixis recule de 3,07%. Le financier allemand Lars Windhorst a conclu un accord pour racheter des actions et des obligations illiquides de H2O Asset Management, filiale de gestion du groupe, a rapporté le Financial Times.

Scor gagne 2,99% après la décision de son actionnaire Covéa de renoncer à l’acquisition de PartnerRe selon les termes initialement prévus, ce qui relance la spéculation sur un intérêt renouvelé du groupe d’assurance mutualiste pour le réassureur français.

Les banques ABN Amro et Commerzbank perdent respectivement 6,47% et 4,17% après la publication d’une perte plus importante que prévu au premier trimestre.

EN ASIE

La Bourse de Tokyo a perdu 0,5%, dans le sillage du net repli de Wall Street la veille. Aux valeurs, Toyota, la première entreprise japonaise par la capitalisation boursière, a reculé de 2,2% après avoir averti que son résultat opérationnel allait chuter de près de 80% sur l’année fiscale en cours.

En Chine, l’indice composite de la Bourse de Shanghai a clôturé en hausse de 0,22% après s’être retourné à la hausse en fin de séance tandis que l’indice Kospi à Séoul a gagné 0,76% après deux séances de baisse liées à l’annonce de nouvelles contaminations au coronavirus dans le pays.

A WALL STREET

La Bourse de New York a fini dans le rouge mardi, minée par l’inquiétude d’une nouvelle flambée du nouveau coronavirus à mesure que les restrictions mises en place aux Etats-Unis pour freiner la propagation de l’épidémie seront levées. [.NFR]

L’indice Dow Jones a perdu 1,89%, le S&P-500 a reculé de 2,05% et le Nasdaq Composite de 2,06%.

Aux valeurs, le fonds d’investissement BlackRock a dévissé de plus de 7% après que son principal actionnaire, PNC Financial Services, a annoncé qu’il comptait céder l’ensemble de sa participation de 22% dans le premier gestionnaire d’actifs au monde.

Les contrats à terme sur les indices américains signalent pour l’heure une ouverture en hausse de 0,2% à 0,45%.

TAUX

La baisse des actions s’accompagne d’un repli sur les obligations entraînant une baisse de leurs rendements. Celui du Bund à 10 ans perd plus de deux points de base à -0,525% et son équivalent américain cède trois points à 0,6703%.

CHANGES

Le dollar est en petite hausse (+0,07%) contre un panier de devises internationales mais la tendance pourrait évoluer avec le discours de Jerome Powell.

Dans le même temps, l’euro évolue sans grand changement autour de 1,084 dollar.

La livre sterling gagne près de 0,2% contre le dollar et l’euro,, soutenue par la contraction moins importante que prévu de l’économie britannique en premier trimestre, à -2% contre -2,5% attendu par le consensus Reuters.

PÉTROLE

Les craintes d’une “seconde vague” et la hausse plus importante que prévu des stocks de brut américain selon les données de l’American Petroleum Institute pénalisent les cours pétroliers: le Brent perd plus de 2% sous 30 dollars le baril et le brut léger américain lâche 1,4% à 25,42 dollars le baril.

Édité par Blandine Hénault

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