May 7, 2020 / 9:28 AM / 3 months ago

GESTION-C'est le moment d'investir dans le "high yield"-EDRAM

PARIS, 7 mai (Reuters) - L’entrée en récession de l’économie mondiale sous l’effet de la crise du coronavirus offre aux investisseurs des opportunités sur le marché de la dette à haut rendement, dit-on chez Edmond de Rothschild Asset Management (EDRAM).

Les obligations d’entreprises classées en catégorie spéculative par les agences de notation (“high yield”) offrent un rendement intéressant dans un univers obligataire où il se fait rare, a souligné jeudi Alain Krief, responsable de la gestion obligataire pour la société de gestion.

“L’économie est entrée en récession et il n’y a pas de meilleur moment pour investir dans cette classe d’actifs très cyclique et un peu particulière”, a-t-il dit.

Les valorisations ont beaucoup baissé, le marché ayant intégré la forte hausse du risque de défauts parmi ces entreprises très endettées, a-t-il expliqué.

“Toutes ces entreprises ne vont pas faire défaut”, a-t-il dit. “Il y aura des survivants, et bien plus qu’on ne le pense.”

Dans ce contexte, une approche fondamentale s’impose afin d’identifier les entreprises les plus fragiles et celles susceptibles de survivre à la crise, a-t-il ajouté.

“Le high yield est un excellent investissement mais il faut séparer le bon grain de l’ivraie et s’appuyer sur un fonds bien diversifié”, a poursuivi Alain Krief.

Sur le plan sectoriel, il y aura des perdants, à commencer par le tourisme et l’aérien, mais également des gagnants comme les télécoms, les médias, la santé et les produits de grande consommation, a-t-il dit.

Les investisseurs doivent en outre se préparer sans tarder au paysage du “high yield” d’après la crise, dont certaines entreprises sortiront avec une dette alourdie et difficilement soutenable.

L’univers s’enrichira par ailleurs d’entreprises quittant la catégorie investissement (“investment grade”) après une dégradation de leur note de crédit, devenant ainsi ce que l’on appelle des anges déchus (“fallen angels”).

Certains secteurs, comme l’automobile ou encore le compartiment pétrolier, devraient notamment en fournir avec quelques grands noms, à l’image de Ford ou Renault , toujours selon Alain Krief.

“L’univers va changer, ouvrant de nouvelles perspectives avec des opportunités florissantes”, a-t-il dit.

Patrick Vignal, édité par Marc Angrand

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