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Sociétés

RPT-Les cours du pétrole rechutent, le brut US au plus bas depuis 1998

(Répétition données manquantes au §3)

LONDRES, 20 avril (Reuters) - Les cours du pétrole sont de nouveau en forte baisse lundi et le prix du baril de brut américain (West Texas Intermediate, WTI) est tombé à son plus bas niveau depuis 21 ans, un mouvement alimenté par des perspectives économiques déprimées et par la quasi-saturation des capacités de stockage aux Etats-Unis.

Le cours du WTI chute de 6,63 dollars, soit 36,3%, à 11,64 dollars le baril vers 12h40 GMT après être revenu à 11,04 dollars, un niveau sans précédent depuis décembre 1998. La baisse est un peu moins violente pour le Brent de mer du Nord qui cède néanmoins 1,0 dollar (-5,8%) à 26,45, au plus bas depuis le 2 avril.

La chute du WTI est amplifiée par des facteurs techniques puisque le contrat à terme d’échéance mai arrive à expiration mardi mais l’échéance juin est elle aussi en net repli, de 11,7% à 22,10 dollars, mais elle traduit aussi le déséquilibre persistant entre l’offre et la demande.

Selon les derniers chiffres en date de l’EIA, l’agence fédérale américaine d’information sur l’énergie, les stocks de brut aux Etats-Unis ont augmenté de 19 millions de barils en une semaine, une hausse sans précédent, pour atteindre 503 millions de barils.

Et on estime à 160 millions de barils, un record et deux fois plus qu’il y a deux semaines, la quantité de brut stockée à bord de pétroliers stationnés au large en attendant une hypothétique remontée des cours.

“Comme la production reste relativement peu touchée, les stocks augmentent de jour en jour. Le monde consomme de moins en moins de pétrole et les producteurs réalisent désormais que cela doit se traduire dans les cours”, explique Bjornar Tonhaugen, responsable des marchés pétroliers au cabinet d’études spécialisé Rystad.

Parallèlement, la plupart des analystes jugent les baisses de production décidées récemment par les pays de l’Opep et leurs alliés, qui représentent 20 millions de barils par jour (bpj), insuffisantes pour compenser l’effondrement de la demande, estimé à 30 millions de bpj, soit quelque 30% de la consommation de la planète.

La baisse de plus de 60% du prix du baril depuis janvier compromet la rentabilité de nombreuses compagnies pétrolières, notamment dans le pétrole de schiste en Amérique du Nord, ce qui se traduit par des fermetures de puits et des coupes dans les investissements.

Ce mouvement se répercute sur l’ensemble du secteur: le géant américain des services parapétroliers Halliburton a annoncé lundi une perte d’un milliard de dollars et dit s’attendre à une poursuite de la baisse de son chiffre d’affaires et de sa rentabilité. (Bozorgmehr Sharafedin, avec Florence Tan à Singapour et David Gaffen à New York, version française Marc Angrand, édité par Jean-Michel Bélot)

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