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Sociétés

GESTION-L'optimisme des marchés d'actions paraît exagéré-Pictet AM

PARIS, 17 avril (Reuters) - L’optimisme observé récemment sur les marchés d’actions peut sembler exagéré alors que les indicateurs macroéconomiques ne cessent de se dégrader et que l’épidémie de coronavirus n’est pas terminée, dit-on chez Pictet Asset Management.

“Les investisseurs misent de façon assez confiante sur une reprise économique en V d’assez bonne amplitude grâce notamment aux mesures monétaires et fiscales qui ont été prises” a déclaré vendredi Frédéric Rollin, conseiller en stratégie d’investissement pour la société de gestion, lors d’une conférence en ligne.

“C’est un optimisme que nous ne partageons pas totalement parce qu’il y a encore des doutes et que l’enthousiasme des investisseurs est peut-être un peu excessif sur cette reprise en V qui est probable mais qui n’est pas acquise”, a-t-il ajouté.

Le net rebond des indices observé vendredi peut surprendre alors que les indicateurs récents sont non seulement mauvais mais le plus souvent inférieurs aux attentes, a-t-il dit en citant l’exemple de l’explosion des inscriptions au chômage aux Etats-Unis. A la mi-journée, l’indice européen Stoxx 600 gagnait 2,77%, le CAC 40 à Paris 3,7%.

L’épidémie de coronavirus, si elle montre des signes d’essoufflement, n’est pas contenue et le risque d’une deuxième vague ne peut être écarté, a ajouté Frédéric Rollin.

Dans ce contexte, Pictet AM reste prudent dans son allocation avec une surpondération sur l’or et le franc suisse mais aussi sur la Chine, où l’activité économique redémarre.

Le rebond chinois devrait profiter à ses partenaires émergents, en particulier en Asie, a dit Frédéric Rollin, pour qui le marché indien pourrait présenter des opportunités.

Sur le plan sectoriel, Pictet AM privilégie les secteurs les moins cycliques et ceux qui pourraient profiter de la crise comme la santé, le numérique et l’environnement.

La société de gestion souligne également le retour en forme du marché du crédit grâce au soutien des banques centrales, avec des opportunités sur la dette classée en catégorie investissement (“investment grade”) mais aussi sur la dette à haut rendement (“high yield”), qui devrait bénéficier des achats, inédits dans cette classe d’actifs, de la Réserve fédérale.

Patrick Vignal, édité par Marc Angrand

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