March 23, 2020 / 2:16 PM / 3 months ago

Coronavirus-Les banques centrales n'ont plus de limites-IG

PARIS, 23 mars (Reuters) - Il n’y a pas de limite à l’action des banques centrales face à la crainte d’une récession économique mondiale provoquée par la pandémie de Covid-19, dit-on chez IG.

Les instituts d’émission, à commencer par la Réserve fédérale américaine et la Banque centrale européenne, ne cessent de multiplier les mesures massives pour rassurer les marchés, limiter les perturbations économiques et soutenir le crédit.

Rien n’indique qu’elles vont s’arrêter, a déclaré lundi Alexandre Baradez, responsable des analyses marchés chez IG France.

“S’l faut monétiser davantage pour faire de la relance, les banques centrales n’ont pas vraiment de limites”, a-t-il dit lors d’une visioconférence.

“Tant qu’il n’y aura pas de stabilisation, elles pourront continuer à intervenir et si la Fed doit multiplier ses efforts pas deux pour calmer le marché, elle le fera.”

La banque centrale américaine, qui limitait jusqu’alors ses achats aux obligations souveraines et au crédit hypothécaire, à annoncé lundi de nouvelles mesures qui visent directement les prêts étudiants, le crédit à la consommation ou encore les prêts aux entreprises.

“On peut aussi changer les mandats des banques centrales, même si ce n’est pas ce qu’il y a de plus simple à faire, pour leur permettre d’intervenir sur d’autres classes d’actifs”, a dit Alexandre Baradez avant de prendre la défense de Christine Lagarde.

PAS D’ERREUR DE LAGARDE

La présidente de la BCE a été accusée, à tort selon lui, d’avoir mal géré sa communication lors de sa première réunion de crise, le 12 mars dernier, une semaine avant que l’institution de Francfort ne lance en urgence un nouveau programme d’achats d’obligations de 750 milliards d’euros,

“On a beaucoup dit qu’elle s’était mal exprimée, qu’elle n’avait pas perçu les craintes des marchés et qu’elle n’avait pas compris les risques pour la zone euro”, a dit Alexandre Baradez.

“Ce n’est pas surprenant qu’elle n’ait pas déployé le bazooka tout de suite. Si elle l’avait fait, peut-être que les Etats comme la France et l’Allemagne n’auraient pas bougé derrière. Il n’y a pas eu d’erreur de communication mais au contraire un calcul de sa part pour appeler les Etats à agir en premier.”

L’analyste d’IG a loué par ailleurs la vitesse de réaction des gouvernements européens.

“C’est plutôt très bien que l’Europe ait réagi aussi vite et n’ait pas attendu pendant de longs trimestres, comme cela avait été le cas pendant la crise de la dette en zone euro, pour faire de la relance”, a-t-il dit.

L’action des banques centrales et les mesures de relance ne devraient pas empêcher les indices boursiers de perdre encore du terrain mais leur rebond pourrait s’amorcer plus rapidement que lors de la crise financière de 2008-2009, selon lui.

“Il y a un peu d’espoir à avoir sur la vitesse de la reprise des indices par rapport à la crise des ‘subprimes’”, a-t-il dit.

“Les indices vont certainement baisser encore mais il ne faudra sans doute pas attendre six à huit mois pour qu’ils repartent à la hausse.”

Patrick Vignal, édité par Marc Angrand

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