March 17, 2020 / 11:34 AM / 21 days ago

Coronavirus-ING mise sur une contraction de 1% du PIB en France en 2020

PARIS, 17 mars (Reuters) - La contraction du produit intérieur brut (PIB) de la France pourrait être limitée à 1% en 2020 grâce aux mesures de soutien à l’activité et aux finances des entreprises annoncées par l’Etat, estime la banque ING.

Les mesures supplémentaires annoncées lundi par le président Emmanuel Macron pour répondre au risque sanitaire et sauvegarder l’économie française devraient atténuer l’ampleur de la récession, écrit Julien Manceaux, économiste senior de la banque néerlandaise, dans une note publiée mardi.

“Même s’il est trop tôt pour en être certain, ces mesures pourraient limiter la récession à 1% du PIB sur l’ensemble de 2020”, lit-on dans la note.

Emmanuel Macron s’est notamment engagé à ce que les entreprises françaises bénéficient de 300 milliards d’euros de garanties d’État pour leurs crédits, rappelle Julien Manceaux.

Ces mesures devaient permettre à l’économie française de rebondir après une récession technique, à savoir deux trimestres consécutifs de contraction du PIB, estime-t-il.

Les 300 milliards d’euros de garanties représentent 17% de la dette des entreprises non financières françaises, qui s’élève actuellement à 75% du PIB, souligne l’économiste d’ING.

L’ensemble des mesures annoncées jusqu’à présent, qui permettent aussi aux entreprises de différer le paiement de leurs impôts pendant un mois, sont temporairement chiffrées à 45 milliards d’euros par le gouvernement et représentent 2% du PIB.

Si les mesures annoncées par la France vont dans le bon sens, une réponse européenne massive et coordonnée se fait toujours attendre, relève Julien Manceaux.

“La réaction nationale se place dans un contexte européen où la France et l’Allemagne n’ont pas pu parvenir à une action coordonnée au niveau de l’Eurogroupe ces dernières heures : pas d’utilisation du budget commun, ni de création d’instruments financiers communs, ni de mise à contribution particulière du Mécanisme européen de stabilité (MES)”, écrit-il.

Le ministre des Finances allemand, Olaf Scholz, juge dans un entretien publié mardi par le quotidien Handelsblatt qu’il est “prématuré” d’envisager de recourir au MES en vue d’aider les pays de la zone euro fragilisés par l’épidémie.

Patrick Vignal, édité par Marc Angrand

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