March 7, 2020 / 12:37 PM / 4 months ago

LEAD 3-Le Liban assure ne pas pouvoir rembourser ses dettes, demande une restructuration

(Actualisé avec le discours du Premier ministre)

BEYROUTH/LONDRES, 7 mars (Reuters) - Le Liban n’est pas en mesure de rembourser ses dettes arrivant à échéance, a annoncé samedi le Premier ministre libanais, plaçant le pays lourdement endetté sur la voie d’un défaut de paiement.

Dans un discours télévisé à la nation, le Premier ministre Hassan Diab a annoncé la suspension du paiement d’un emprunt de 1,2 milliard de dollars arrivant à échéance lundi, arguant des niveaux dangereusement bas des réserves de devises étrangères qui sont nécessaires pour répondre aux besoins de base de la population.

Hassan Diab a indiqué que la dette publique du Liban avait atteint environ 170% du produit intérieur brut (PIB), ce qui signifie que le pays est proche de devenir l’État le plus endetté du monde.

“La dette est devenue plus importante que ce que le Liban peut supporter, et plus importante que la capacité des Libanais à faire face aux paiements d’intérêts”, a-t-il déclaré. “Au vu de la situation actuelle, l’État ne peut pas payer les échéances à venir”.

“L’État libanais s’efforcera de restructurer sa dette en fonction de l’intérêt national en menant des négociations équitables et bien intentionnées avec tous les créanciers”, a-t-il ajouté.

S’il se concrétise, le défaut de paiement marquera une nouvelle étape dans l’interminable crise politique et financière que traverse le pays depuis octobre dernier.

La livre libanaise a perdu 40% de sa valeur depuis l’automne et les épargnants n’ont plus le droit depuis plusieurs semaines de disposer à leur guise de leurs dépôts.

La crise est largement considérée comme le plus grand risque pour la stabilité du Liban depuis la fin de la guerre civile de 1975-1990.

Des sources de Reuters avaient déclaré vendredi que les autorités libanaises s’apprêtaient à annoncer ne pas être en mesure de rembourser une échéance libellés en dollars et à demander la restructuration de 31 milliards de dollars d’obligations. (Tom Perry, Ellen Francis et Laila Bassam à Beyrouth, Tom Arnold et Marc Jones à Londres, version française Nicolas Delame et Blandine Hénault)

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