March 3, 2020 / 3:20 PM / a month ago

PSA reverra son accord avec Huawei si les USA le demandent-Tavares

FRANCFORT/PARIS, 3 mars (Reuters) - PSA est prêt à ajuster son partenariat de 2017 avec Huawei, l’équipementier télécoms chinois au coeur d’une polémique avec les Etats-Unis, si les autorités américaines le demandent en échange d’un feu vert au projet de fusion avec FCA.

PSA et Huawei ont signé fin 2017 un accord pour équiper les véhicules du groupe français avec la plateforme IoT (Internet des objets) OceanConnect du groupe chinois, en Europe via le cloud d’Orange.

Mais depuis, PSA et le constructeur italo-américain Fiat Chrysler sont entrés en discussions pour fusionner, et le partenariat avec Huawei pourrait constituer un écueil lors de l’approbation du projet par les Etats-Unis.

“Nous avons un partenariat avec Huawei, qui est lié à un autre partenariat avec l’opérateur télécom français Orange, nous ne sommes pas en relation directe avec eux, mais nous écouterons bien entendu sur ce sujet les autorités américaines et suivrons toutes leurs instructions”, a déclaré le président du directoire de PSA, Carlos Tavares, mardi au cours d’une téléconférence de presse.

“Nous ne considérons pas cela comme un sujet majeur, car c’est un partenariat limité et indirect, mais s’il y a la moindre question ou consigne des autorités américaines, nous veillerons à les suivre”, a-t-il ajouté.

La première voiture de PSA connectée grâce à Huawei, la DS7 Crossback - modèle utilisé par Emmanuel Macron lors de son élection - a été dévoilée en 2018. Aujourd’hui, six millions de véhicules du constructeur français ainsi équipés sont en circulation en Europe et en Chine.

La technologie Huawei pilote des services comme la navigation connectée et la reconnaissance vocale, ainsi que l’infotainement, les mises à jour logiciel et le diagnostic véhicule à distance. Elle permet aussi d’offrir des services spécifiques aux gestionnaires de flottes de location ou d’autopartage.

Les Etats-Unis accusent Huawei d’activités d’espionnage pour le compte de Pékin, ce que le premier équipementier télécoms mondial dément. Cette polémique enfle sur fond de déploiement de la 5G, enjeu géopolitique international car cette cinquième génération de téléphonie doit permettre de connecter les voitures et nombre d’autres objets, et de créer de nouveaux services dans la santé et l’industrie. (Edward Taylor et Gilles Guillaume, édité par Jean-Michel Bélot)

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