March 3, 2020 / 12:45 PM / 4 months ago

Coronavirus-Le pire encore à venir, estime le transport aérien européen

BRUXELLES, 3 mars (Reuters) - Le pire est encore à venir pour l’industrie du transport aérien face à la crise du coronavirus, ont averti mardi les PDG de plusieurs compagnies aériennes européennes, même s’ils s’attendent à une stabilisation de la demande dans les prochaines semaines.

L’épidémie a dominé les conversations lors d’une conférence annuelle du secteur aérien à Bruxelles également marquée par des appels à une amélioration du contrôle aérien ou des critiques contre les projets de nouvelles taxes.

Les transporteurs aériens ont été contraints de modifier ou suspendre leurs liaisons à travers le monde pour éviter une propagation du nouveau virus Covid-19 apparu en décembre dans le centre de la Chine, qui a infecté plus de 90.000 personnes, dont plus de 3.000 cas mortels, dans 77 pays et territoires.

Willie Walsh, directeur général d’IAG, a noté une “baisse très importante de la demande” la semaine dernière en Italie, premier foyer de contamination en Europe. Il estime cependant que la demande va se stabiliser dans les semaines à venir au regard de ce qui s’est produit en Asie.

Michael O’Leary, patron de Ryanair, a dit s’attendre à des réservations très faibles dans les deux ou trois prochaines semaines, tout en prédisant un “retour assez rapide à la normale”.

En tant que membres du lobby aérien A4E (Airlines for Europe), qui organisait ce 4e “sommet de l’aviation” à Bruxelles, les compagnies ont notamment appelé à un assouplissement des règles aéroportuaires sur les créneaux d’atterrissage et de décollage qui peuvent leur être retirés en cas d’annulation de vols pendant une longue période.

“Nous demandons qu’une dérogation temporaire soit accordée par tous les Etats membres (de l’UE)”, a déclaré Benjamin Smith, le PDG d’Air France-KLM.

Les compagnies souhaitent “un ensemble de recommandations sanitaires communes pour les voyages à destination et en provenance des régions affectées”, a ajouté Benjamin Smith.

La crise sanitaire, qui a provoqué l’immobilisation d’un quart de la flotte court-courrier des compagnies aériennes comme Lufthansa, survient dans un secteur déjà sous pression avec notamment l’échec de la réforme du contrôle de l’espace aérien dans le cadre du projet “Ciel unique européen” qui prévoit une fusion des corridors aériens nationaux.

“C’est un scandale que nous opérons toujours dans le ciel aujourd’hui comme il y a 40 ans”, s’est offusqué Willie Walsh.

Michael O’Leary a pour sa part fustigé un projet de nouvelle taxe proposé par la coalition au pouvoir en Autriche, qui réunit conservateurs et écologistes. (version française Claude Chendjou, édité par Jean-Stéphane Brosse)

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