February 20, 2020 / 4:13 PM / in a month

USA-Clarida (Fed) souligne la bonne santé de l'économie US

WASHINGTON, 20 février (Reuters) - L’économie américaine ne montre aucun signe de ralentissement, a déclaré jeudi le vice-président de la Réserve fédérale (Fed) Richard Clarida, qui a semblé peu préoccupé par l’impact potentiel de l’épidémie de coronavirus, suggérant que la politique monétaire n’avait pas à être modifiée.

“Les fondamentaux aux Etats-Unis sont solides: une croissance soutenue, un marché du travail au plus haut depuis 50 ans, une stabilité des prix avec une inflation proche de notre objectif (...) Le tableau parfait”, a déclaré Richard Clarida dans une interview à la CNBC.

L’activité manufacturière dans la région de Philadelphie s’est nettement améliorée en février, selon l’enquête mensuelle de l’antenne locale de la Réserve fédérale.

Plusieurs responsables de la Fed ont déclaré ces dernières semaines qu’il était trop tôt pour savoir quel impact économique le coronavirus, essentiellement centré sur la Chine, aurait sur l’économie américaine tout et ils se sont montrés relativement optimistes quant au caractère temporaire de cet impact.

Les principaux risques potentiels sont ceux d’un ralentissement de la croissance mondiale, d’une baisse des exportations américaines vers la Chine et de perturbations des chaînes d’approvisionnement des entreprises américaines.

Lundi, Apple a averti qu’il n’atteindrait vraisemblablement pas ses prévisions de résultats pour le trimestre clos à fin mars, l’épidémie en Chine affectant la fabrication de ses iPhone et la demande pour ses produits.

La Chine, deuxième économie mondiale, peine toujours à relancer son secteur manufacturier après avoir imposé de strictes restrictions de voyage pour contenir le nouveau coronavirus.

“Nous le surveillons (le virus et son impact) parce que la Chine représente une part énorme de l’économie mondiale”, a déclaré Richard Clarida. Il a souligné que la Fed ne pouvait pas mesurer l’ampleur de ses répercussions sur la croissance chinoise au premier trimestre avant la publication des chiffres officiels, en avril.

Il a ajouté que la diminution récente des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine, l’accord commercial entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique ainsi qu’un Brexit ordonné pourraient soutenir l’investissement des entreprises, à la peine depuis des mois.

La banque centrale américaine a réduit ses taux à trois reprises en 2019 et a indiqué qu’elle ne prévoyait pas d’y toucher cette année, à moins d’un changement significatif des perspectives économiques américaines. (Lindsay Dunsmuir, version française Laetitia Volga, édité par Marc Angrand)

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below