January 10, 2020 / 6:03 AM / 17 days ago

L'ESSENTIEL DE L'ACTUALITE A 06H00 GMT (10/01)

FRANCE/RETRAITES

LE GOUVERNEMENT NE RETIRE PAS L’”ÂGE-PIVOT” DU PROJET DE LOI

PARIS - L’âge pivot à 64 ans, mesure emblématique de la réforme des retraites qui cristallise l’opposition des syndicats réformistes, figure bien dans le projet de loi qui sera rendu public ce vendredi, contrairement à ce que réclamait le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger.

Le gouvernement transmettra dans la journée aux caisses de retraite la dernière version de son projet de loi qui, selon l’entourage du Premier ministre, correspond en tout point à ce qu’Edouard Phillippe avait annoncé en décembre dernier devant le Conseil économique, social et environnemental (CESE).

Le texte précise donc que la nouvelle gouvernance du régime universel définira une façon de parvenir à “un âge d’équilibre” à 64 ans en 2027, l’option gouvernementale étant de mettre en place un âge pivot progressif dès 2022, soit un âge qui devra être atteint pour une retraite à taux plein assorti d’un système de bonus-malus.

La CFDT et l’UNSA avaient pourtant fait de cette mesure un casus belli. Tout en mettant en ligne une pétition pour réclamer son retrait, Laurent Berger a proposé au gouvernement de tenir une “conférence de financement” pour dissocier la question financière du projet de loi.

Le Premier ministre, ouvert à l’idée, doit rencontrer les organisations patronales et syndicales ce vendredi en réunions bilatérales pour discuter d’un calendrier.

“On ne pouvait pas avoir un texte muet sur l’âge d’équilibre”, a confié à Reuters un proche du secrétaire d’Etat en charge des retraites, Laurent Pietraszewski. “Il s’agit du coeur de la réforme”. Mais le texte n’est pas figé dans le marbre, assure-t-il. Il pourra être modifié par amendements lors du débat parlementaire qui doit débuter le 17 février.

VOIR AUSSI

La mobilisation contre la réforme a fléchi jeudi

L’intersyndicale appelle à de nouvelles grèves les 14, 15 et 16 janvier

—-

UKRAINE AIRLINES-L’HYPOTHÈSE D’UN TIR CRÉDIBLE POUR EXPLIQUER L’ACCIDENT, SELON LE CANADA

OTTAWA/WASHINGTON - L’avion de ligne ukrainien qui s’est écrasé mercredi près de Téhéran, tuant les 176 personnes à son bord, a probablement été abattu par un missile iranien, a déclaré jeudi le Premier ministre canadien Justin Trudeau, disant s’appuyer sur les informations du renseignement canadien et d’autres sources.

Un représentant américain a déclaré que Washington avait conclu à ce scénario avec un haut degré de certitude, en se fondant sur des images satellite montrant des taches de chaleur caractéristiques de deux missiles sol-air qui auraient été tirés deux minutes après le décollage du Boeing 737 d’Ukraine Airlines de l’aéroport Imam-Khomeini.

L’Iran récuse cette thèse.

Dans un rapport préliminaire publié jeudi matin, l’aviation civile iranienne écrit que l’appareil, vieux de trois ans et dont le dernier contrôle technique datait de lundi, a rencontré un problème technique peu après son envol de l’aéroport de Téhéran et a commencé à se diriger vers un aéroport proche avant de s’écraser. Le rapport ne précise pas la nature de l’avarie.

A Kiev, le président ukrainien Volodimir Zelenski a déclaré que le gouvernement envisageait plusieurs causes plausibles expliquant l’accident de l’appareil.

Oleksiy Danilov, secrétaire du Conseil ukrainien de sécurité nationale et de défense, a écrit sur Facebook que l’Ukraine examinait quatre principales théories : tir de missile, collision, explosion d’un moteur ou acte de terrorisme.

—-

SOLEIMANI COMPLOTAIT POUR FAIRE EXPLOSER L’AMBASSADE US EN IRAK, DIT TRUMP

WASHINGTON - Donald Trump a déclaré jeudi que les Etats-Unis avaient décidé d’abattre le général iranien Qassem Soleimani peu après son arrivée à Bagdad vendredi dernier en partie à cause d’un complot visant à “faire exploser” l’ambassade américaine dans la capitale irakienne.

Cette déclaration pourrait apporter un éclairage sur les renseignements, jusque-là évoqués de manière très vague, ayant conduit Washington à juger que l’assassinat du commandant iranien et l’échec des projets de celui-ci justifiaient de s’exposer à d’éventuelles représailles de Téhéran.

Les Etats-Unis ont eu un aperçu des répercussions de cet assassinat dans la nuit de mardi à mercredi lorsque l’Iran a tiré plus d’une dizaine de missiles contre des bases en Irak abritant des forces américaines - une attaque destinée à faire de nombreuses victimes, selon le Pentagone, mais qui n’en a fait aucune.

“Nous avons attrapé un monstre absolu et nous l’avons supprimé, et cela aurait dû être fait il y a bien longtemps. Nous l’avons fait parce qu’ils envisageaient de faire exploser notre ambassade”, a dit Donald Trump à des journalistes à la Maison blanche.

La Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates, a adopté jeudi une résolution destinée à limiter la capacité du président américain à engager un conflit militaire contre l’Iran, six jours après l’assassinat de Soleimani qui a accentué les craintes d’un conflit avec Téhéran.

—-

CARLOS GHOSN INTERDIT DE QUITTER LE LIBAN-SOURCE JUDICIAIRE

BEYROUTH - Carlos Ghosn n’a pas le droit de quitter le Liban et doit maintenir les autorités informées de son lieu de résidence, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

La décision a été prise par le procureur général de la République, Ghassan Oueidat, après une audition par des enquêteurs libanais de l’ancien président de Renault et Nissan, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt d’Interpol à la demande du Japon, a dit cette source.

Dans une interview accordée à la chaîne de télévision libanaise LBCI, Carlos Ghosn s’est engagé à “coopérer pleinement” avec les autorités judiciaires locales et a souligné qu’il se sentait plus à l’aise avec la justice libanaise qu’avec la justice japonaise.

Carlos Ghosn, qui possède les nationalités libanaise, française et brésilienne, a fui vers le Liban fin décembre alors qu’il devait être jugé au Japon pour des accusations de malversations financières qu’il rejette.

—-

TRUMP POURRAIT RENVOYER LA “PHASE 2” DE L’ACCORD USA-CHINE À L’APRÈS-ÉLECTIONS

WASHINGTON - Donald Trump a déclaré jeudi que les Etats-Unis pourraient attendre les élections présidentielles américaines de novembre 2020 pour parachever la “phase 2” de l’accord commercial avec la Chine.

“Nous allons entamer tout de suite les négociations sur la phase 2, ça prendra du temps”, a dit le président américain à des journalistes à la Maison blanche.

Conclue le mois dernier, la première phase de cet accord censé mettre fin à des mois de conflit commercial entre les deux premières puissances économiques de la planète doit être signée dans les prochains jours.

—-

LES DÉPUTÉS BRITANNIQUES APPROUVENT L’ACCORD DE BREXIT

LONDRES - La Chambre des communes a approuvé jeudi la législation permettant à la Grande-Bretagne de sortir de l’Union européenne avec un accord, après plus de trois ans et demi d’un feuilleton riche en querelles et en rebondissements sur les termes de ce divorce sans précédent.

Les députés britanniques se sont prononcés à 330 voix contre 231 en faveur du texte traduisant dans le droit britannique l’accord conclu à l’automne dernier par le Premier ministre, Boris Johnson, avec les 27 autres pays de l’UE.

L’issue de ce scrutin ne faisait guère de doute compte tenu de la large victoire, en décembre, du Parti conservateur aux élections législatives anticipées provoquées par Boris Johnson, qui a fait campagne sur la promesse de mettre en oeuvre le Brexit le 31 janvier.

Le texte sera maintenant soumis à la Chambre des Lords et devrait prendre force de loi dans les semaines suivantes, avec un délai suffisant avant le 31 janvier pour permettre une sortie de l’UE sans perturbations économiques majeures.

IL FAUDRA PLUS DE ONZE MOIS À L’UE POUR UN ACCORD AVEC LONDRES, SELON BARNIER

STOCKHOLM - Il faudra plus de onze mois pour conclure un accord sur la relation future entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, même si Boris Johnson exclut toute prolongation des discussions au-delà du 31 décembre prochain, a déclaré jeudi Michel Barnier.

“Nous ne pouvons tout simplement pas nous mettre d’accord sur chaque point de ce nouveau partenariat en moins d’un an”, a dit le négociateur en chef européen.

“Nous sommes prêts à faire de notre mieux et le maximum en onze mois pour parvenir à un accord sur les grands principes avec le Royaume-Uni mais nous aurons besoin de plus de temps pour nous entendre sur chaque point de cette déclaration politique”, a-t-il ajouté lors d’un discours à Stockholm.

La veille, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait elle aussi jugé impossible de parvenir à un accord d’ici au 31 décembre.

—-

IRLANDE DU NORD-LE DUP SOUTIENT L’ACCORD POUR RESTAURER UN GOUVERNEMENT

BELFAST - Le Parti unioniste démocratique (DUP) a déclaré qu’il considérait que le projet d’accord publié jeudi par les gouvernements britannique et irlandais présentait les fondements permettant de restaurer un gouvernement en Irlande du Nord, qui en est privée depuis près de trois ans.

Les nationalistes du Sinn Féin ont annoncé que les dirigeants du parti se rencontreraient vendredi pour étudier le projet d’accord.

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below