January 9, 2020 / 12:59 AM / 3 months ago

Le ministre japonais de la Justice dénonce les accusations "intolérables" de Ghosn

TOKYO, 9 janvier (Reuters) - Les accusations de Carlos Ghosn à l’encontre du système judiciaire japonais sont “absolument intolérables”, a déclaré jeudi le ministre japonais de la Justice, Masako Mori, en réponse à la conférence de presse tenue la veille par le patron déchu de Nissan et de Renault .

Carlos Ghosn s’est livré mercredi à un réquisitoire contre la justice japonaise, affirmant que les accusations portées contre lui étaient fausses et que les conditions dans lesquelles il avait été détenu puis assigné à résidence au Japon visaient à le “briser”.

L’ancien patron star s’est spectaculairement soustrait à son assignation à résidence à Tokyo pour se réfugier au Liban dans les tout derniers jours de l’année dernière, disant alors refuser d’être “otage” au Japon.

Dans un communiqué traduit en français et en anglais, le ministre japonais de la Justice a répondu aux accusations de Carlos Ghosn, répétant que la fuite de celui-ci pouvait à elle seule “constituer un crime”.

“Une telle action ne serait tolérée dans le système d’aucune nation”, a déclaré Masako Mori, accusant par ailleurs l’architecte de l’alliance Renault-Nissan d’avoir “propagé au Japon et à l’international de fausses informations sur le système juridique japonais et ses pratiques”. “Cela est absolument intolérable”, a-t-il ajouté.

Pour défendre la décision des autorités japonaises de placer Carlos Ghosn en détention, le ministre a souligné qu’un suspect pouvait être arrêté seulement si un mandat d’arrêt était émis par un juge qui avait étudié l’affaire, contrairement à certains pays où un suspect peut être placé en détention sans mandat.

“Je vais activement continuer à fournir des informations et répondre aux questions pour garantir une compréhension plus exacte du système judiciaire du Japon autour du monde”, dit Mori dans le communiqué.

Son ministère a fait part de son intention de trouver un moyen pour rapatrier Carlos Ghosn au Japon, bien que Tokyo n’a aucun accord d’extradition avec le Liban. (Chang-Ran Kim; version française Jean Terzian)

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