August 14, 2019 / 8:43 AM / 2 months ago

GB/Indicateurs-L'inflation supérieure à l'objectif de la BoE en juillet

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LONDRES, 14 août(Reuters) - Principaux indicateurs macroéconomiques britanniques publiés depuis le début du mois:

* L’INFLATION SUPÉRIEURE AUX ATTENTES EN JUILLET à 2,1%

14 août - L’inflation au Royaume-Uni a atteint 2,1% en rythme annuel en juillet, un chiffre plus élevé qu’attendu et supérieur à l’objectif que s’est fixé la Banque d’Angleterre (BoE).

La hausse des prix à la consommation s’est ainsi accélérée par rapport à juin, mois pour lequel elle était de 2,0% sur un an. Le consensus Reuters donnait pour juillet un chiffre en repli à 1,9%.

La BoE a déclaré au début du mois s’attendre à un ralentissement de l’inflation, qui devrait selon elle tomber au quatrième trimestre à 1,6%, ce qui serait son plus bas niveau depuis trois ans. Mais ce mouvement pourrait être remis en cause par la dépréciation de la livre, qui s’est accélérée depuis l’arrivée de Boris Johnson à la tête du gouvernement: la devise britannique a perdu 2,4% en juillet face à un panier de devises de référence.

Pour l’ONS, l’institut national de la statistique, il est encore trop tôt pour établir en lien entre la faiblesse de la livre et l’accélération de l’inflation en juillet. Il met en revanche en avant l’augmentation des prix de l’hôtellerie, des jeux vidéo et consoles ou encore la faiblesse des remises dans l’habillement.

L’inflation de base, qui exclut l’énergie, les carburants, l’alcool et le tabac, ressort à 1,9% sur un an, au plus haut depuis six mois; le consensus la donnait stable à 1,8%.

Les chiffres de l’ONS montrent aussi que la hausse des prix des matières premières, dont beaucoup sont importées, s’est nettement accélérée à 1,3% sur un an en juillet après 0,3% en juin.

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* LA CROISSANCE DES SALAIRES AU PLUS HAUT DEPUIS 11 ANS

13 août - Le marché du travail britannique a affiché une croissance supérieure aux attentes au deuxième trimestre et la progression des salaires a atteint son plus haut niveau depuis 11 ans, montrent les statistiques officielles publiées mardi.

Les rémunérations, primes incluses, ont augmenté de 3,7% en rythme annuel sur les trois mois à fin juin, leur hausse la plus soutenue depuis juin 2008, après +3,5% sur mars-mai. Hors primes, leur croissance a atteint 3,9% sur un an après 3,6%, précise l’ONS, l’institut national de la statistique, alors que les économistes interrogés par Reuters prévoyaient +3,8%.

L’économie britannique a créé 115.000 emplois au deuxième trimestre, précise l’ONS, alors que le consensus en attendait 65.000. Le taux de chômage a cependant augmenté à 3,9% alors qu’il était prévu stable à 3,8%.

Sur le seul mois de juillet, le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté de 28.000 (4.000 de moins qu’anticipé) à 1,163 million.

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* LE PIB S’EST CONTRACTÉ AU T2, UNE PREMIÈRE DEPUIS 2012

9 août - L’économie britannique s’est contractée au deuxième trimestre, pour la première fois depuis 2012, en raison notamment du contre-coup lié à la forte constitution de stocks par les entreprises en début d’année en prévision du Brexit, selon les données publiés vendredi par l’Office national de la statistique (ONS).

Le produit intérieur brut (PIB) de la Grande-Bretagne a baissé de 0,2% sur la période avril-juin, un chiffre inférieur à toutes les prévisions des économistes interrogés par Reuters qui s’attendaient plutôt à une stagnation. Il avait progressé de 0,5% au premier trimestre, lorsque les entreprises avaient massivement constitué des stocks en prévision de la sortie du pays de l’Union européenne, alors prévue le 29 mars. La date du Brexit a depuis été repoussée à fin octobre.

En rythme annuel, la croissance de l’économie britannique a nettement ralenti au deuxième trimestre, à 1,2% contre 1,8% sur les trois premiers mois de l’année, son rythme le plus faible depuis début 2018.

Alors que le nouveau Premier ministre Boris Johnson a assuré que le Royaume-Uni quitterait l’Union Européenne le 31 octobre avec ou sans accord, les perspectives de croissance pour le reste de l’année semblent particulièrement incertaines.

La Banque d’Angleterre (BoE) a abaissé la semaine dernière ses prévisions de croissance en raison des inquiétudes liées au Brexit, tablant désormais sur une croissance de 1,3% en 2019 contre 1,5% précédemment.

Développé:

Les indicateurs publiés en juillet

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