July 31, 2019 / 7:10 AM / 21 days ago

LEAD 1-Airbus craint la double menace du Brexit et du conflit à l'OMC

* Ebit ajusté +72% au T2, mieux que prévu

* Perspectives 2019 confirmées, dont 880-890 livraisons d’avions

* Etude sur la hausse de la production de l’A321 (Actualisé avec conférence téléphonique)

par Cyril Altmeyer et Tim Hepher

PARIS, 31 juillet (Reuters) - Airbus a exhorté mercredi les gouvernements européens à accélérer leur préparation à un “probable” Brexit sans accord et a appelé à un règlement du conflit engagé de longue date avec les Etats-Unis devant l’OMC afin de continuer à améliorer ses résultats dans un contexte de hausse du protectionnisme.

Le groupe européen d’aérospatiale et de défense, qui a confirmé ses perspectives pour 2019, a fait état dans un communiqué d’un bénéfice d’exploitation en hausse de 72% au deuxième trimestre, supérieur aux attentes grâce à l’amélioration de la performance financière du long-courrier A350 et des taux de change plus favorables.

L’action Airbus a ouvert en hausse de 1,2% à Paris pour se rapprocher de son record à 133,86 euros atteint le 19 juillet.

Le nouveau Premier ministre britannique, Boris Johnson, a réaffirmé mardi que le Royaume-Uni quitterait l’Union européenne le 31 octobre, “quoi qu’il arrive”, après avoir plaidé la veille pour un nouvel accord de Brexit et un large accord commercial entre le Royaume-Uni et l’UE.

“Il est maintenant évident qu’un ‘no deal’ est probable et nous voulons que tous les gouvernements y soient préparés, ce qui n’était pas le cas à la fin mars”, la date initialement prévue pour le Brexit, a déclaré le président exécutif d’Airbus, Guillaume Faury, à des journalistes à l’occasion de la publication des résultats trimestriels de son groupe.

Le coût de la préparation du Brexit est faible mais Airbus doit immobiliser un mois de fonds de roulement par précaution et la distraction causée à la direction du groupe et à ses fournisseurs est “très importante”, a-t-il souligné.

L’UE et les Etats-Unis sont engagés depuis 15 ans dans un contentieux sur les subventions dont bénéficient Boeing et Airbus pour leur recherche et développement, un différend qui risque d’enclencher un engrenage de droits de douane mutuels en l’absence de solution.

“Une aggravation du conflit serait un jeu perdant-perdant-perdant”, a observé Guillaume Faury, soulignant le contexte de développement des guerres commerciales dans le monde.

CHARGE LIÉE A LA FIN DE L’A380

Airbus fait face à des retards industriels au sein d’une usine de Hambourg chargée de fournir les nouvelles cabines de l’A321neo, la dernière version du monocouloir le plus demandé de l’avionneur.

Guillaume Faury a également indiqué qu’Airbus venait de lancer une étude sur la hausse de la production du très demandé A321, notamment après le lancement de sa version étendue XLR au salon du Bourget en juin.

Airbus pourrait notamment utiliser des capacités de production de l’A380, programme dont il a annoncé en février l’arrêt en raison de la faiblesse de la demande, une décision à l’origine d’une charge de 75 millions d’euros passée au deuxième trimestre.

Air France-KLM a ainsi annoncé mardi soir qu’il sortirait les 10 très gros porteurs A380 de la flotte d’Air France d’ici 2022 et étudiait leur remplacement par des appareils de nouvelle génération. (Cyril Altmeyer, édité par Matthieu Protard et Bertrand Boucey)

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