July 25, 2019 / 8:32 PM / in a month

POINT MARCHÉS-Wall Street recule, plombée par des résultats et Draghi (actualisé)

(Actualisé avec volumes, cours après clôture, autres marchés)

* Le Dow cède 0,47%, le S&P 500 0,53%, le Nasdaq 1%

* L’inaction de la BCE interroge avant la réunion de la Fed

* Tesla, Ford, Dow et Facebook baissent après leurs résultats

* Boeing perd encore 3,69%, pas de date pour le 737 MAX

* Alphabet et Intel montent en après-Bourse, Amazon sanctionné

*

25 juillet (Reuters) - La Bourse de New York a fini en baisse jeudi, dans un marché déçu par plusieurs publications de résultats et par l’inaction de la Banque centrale européenne (BCE), qui n’a annoncé aucune mesure concrète d’assouplissement monétaire à l’issue de la réunion de son Conseil des gouverneurs.

L’indice Dow Jones a cédé 128,99 points, soit 0,47%, à 27.140,98 et le S&P-500, plus large, a perdu 15,89 points ou 0,53% à 3.003,67.

Le Nasdaq Composite, qui comme le S&P avait inscrit un record mercredi, a reculé de son côté de 82,96 points (1,00%) à 8.238,54.

Tout en ouvrant la porte à de nouvelles mesures dans un avenir proche, la BCE n’a pas modifié jeudi son taux d’intérêt directeur et son président Mario Draghi a affirmé que le sujet n’avait même pas été débattu, estimant en outre que le risque de récession dans la zone euro est “assez faible.”

“Les perspectives un peu plus roses de la BCE ont un peu refroidi les investisseurs”, commente Chuck Carlson, directeur général de Horizon Investment Services à Hammond (Indiana). “Le marché continue d’espérer plus d’assouplissement de la part des banques centrales et se demande si (l’inaction de la BCE) aura des implications pour la Réserve fédérale.”

L’attention de Wall Street va vite se focaliser de nouveau sur l’état de l’économie américaine, avec la publication vendredi des chiffres de la croissance du deuxième trimestre, avant la réunion de politique monétaire de la Fed la semaine prochaine.

Les futures sur les taux américains situent à 79% la probabilité d’une baisse de taux de 25 points de base mercredi prochain et à 21% celle d’un assouplissement de 50 pdb, selon le baromètre FedWatch de CME Group.

Quelque 6,6 milliards d’actions ont changé de mains, à comparer à une moyenne de 6,3 milliards sur les 20 dernières séances.

VALEURS

Les 11 grands indices sectoriels S&P 500 ont fini dans le rouge, les plus fortes baisses étant pour l’énergie (-1,16%), devant les technologiques (-0,79%) et les matériaux (-0,78%).

Poids lourd du Dow Jones, Boeing a encore lâché 3,69% après déjà un recul de 3,15% la veille en réaction à l’annonce de sa plus forte perte trimestrielle en 10 ans. Un responsable de la FAA, l’agence de l’aviation civile américaine, a déclaré jeudi qu’il n’y avait pas encore de calendrier pour la reprise des vols du 737 MAX, alors que l’avionneur avait évoqué mercredi le mois d’octobre.

Les résultats du jour ont aussi donné lieu à des sanctions. Tesla a chuté de 13,61% et Ford de 7,45%. Le chimiste Dow a cédé 3,83%, plus forte baisse de l’indice éponyme.

Les prévisions prudentes de Xilinx (-3,44%) ont de leur côté tiré à la baisse le compartiment des semi-conducteurs , qui est retombé de -1,72% après un record la veille.

Facebook, dont les résultats n’ont pas davantage rassuré, a abandonné -1,93%.

“Les résultats sont mitigés, cela reflète le ralentissement de la croissance mondiale et aussi de l’économie américaine”, commente Peter Cecchini, stratège chez Cantor Fitzgerald à New York. Malgré tout, sur 185 sociétés du S&P 500 qui ont publié à ce stade, 75% ont fait état de bénéfices supérieurs aux attentes, selon les données de Refinitiv.

Alphabet et Intel ont publié à la clôture des résultats meilleurs que prévu qui leur permettaient de monter fortement dans les transactions électroniques alors qu’Amazon.com était sanctionné après une publication qui a déçu.

LES INDICATEURS DU JOUR

Les inscriptions hebdomadaires au chômage sont tombées à un creux de trois mois la semaine dernière aux Etats-Unis, à 206.000 (-10.000), témoignant d’un marché du travail toujours robuste.

Les commandes de biens d’équipement civils hors aéronautique, un étalon très suivi des plans d’investissement des entreprises, ont augmenté de 1,9% en juin, une hausse bien supérieure à celle de 0,2% que prévoyaient les économistes mais peut-être pas suffisante pour empêcher une nouvelle contraction de l’investissement des entreprises au deuxième trimestre.

LA SÉANCE EN EUROPE

Les Bourses européennes avaient auparavant terminé en baisse, déçues par l’absence d’annonces concrètes de la BCE et par plusieurs résultats de sociétés comme ceux d’Atos (-5,39%) ou encore STMicroelectronics (-2,96%) à Paris.

Le CAC 40 parisien a perdu 0,50% à 5.578,05 points, le Footsie britannique a cédé 0,17% et le Dax allemand 1,28%. L’indice EuroStoxx 50 a reculé de 0,64%, le FTSEurofirst 300 de 0,54% et le Stoxx 600 de 0,56%.

TAUX

Les rendements obligataires, initialement en hausse après les annonces de la BCE, se sont repliés en réaction à la remarque de Mario Draghi sur le faible risque de récession dans la zone euro.

Le rendement des Treasuries à 10 ans s’établissait à 2,097% en fin de séance contre 2,05% mercredi soir. Il avait reculé jusqu’à 2,011% en réaction au communiqué de la BCE, au plus bas depuis le 8 juillet, puis grimpé jusqu’à 2,100% quand Draghi s’est exprimé.

CHANGES

La petite phrase de Mario Draghi a aussi fait rebondir l’euro qui avait touché un plus bas de deux mois de 1,1102 dollar dans la matinée en réaction à l’indice Ifo du climat des affaires en Allemagne qui est ressorti au plus bas depuis avril 2013.

La monnaie unique s’appréciait de 0,05% à 1,1145 dollar au moment de la clôture de Wall Street, ce qui n’empêchait pas l’indice dollar de gagner 0,07%, grâce à la fermeté du billet vert face au yen et au sterling.

PÉTROLE

Les cours du pétrole ont terminé en hausse sur le Nymex, soutenus par les tensions au Moyen-Orient et la baisse des stocks de brut aux Etats-Unis, mais leur rebond après la baisse de la veille a été freiné par les inquiétudes persistantes autour de la demande mondiale.

Le contrat septembre sur le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a regagné 0,25% à 56,02 dollars le baril et le Brent a pris 0,33% à 63,39 dollars.

A SUIVRE VENDREDI :

En plus des résultats de sociétés, l’agenda du jour sera dominé par la première estimation de la croissance américaine du deuxième trimestre, à 12h30 GMT. Les économistes interrogés par Reuters prévoient en moyenne un taux annualisé de +1,8% après +3,1% au premier trimestre. (avec Noel Randewich et Amy Caren Daniel, Véronique Tison pour le service français)

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