July 9, 2019 / 8:27 PM / 3 months ago

POINT MARCHÉS-Wall Street tiraillée entre les doutes sur le commerce et la santé des "techs" (actualisé)

(Actualisé avec volumes définitifs, statistiques de l’API sur les stocks pétroliers aux USA)

* Le Dow a perdu 0,08% mais le S&P-500 a gagné 0,12% et le Nasdaq 0,54%

* Le commerce USA-Chine inquiète, l’avertissement de BASF aussi

* Les géants de la tech ont favorisé la hausse du Nasdaq

* La hausse des rendements obligataires a soutenu les banques

par Marc Angrand

PARIS, 9 juillet (Reuters) - La Bourse de New York a clôturé en ordre dispersé mardi une séance marquée à la fois par les craintes de voir les tensions commerciales peser sur les bénéfices des entreprises et par la hausse des grandes valeurs technologiques et d’internet.

L’indice Dow Jones a perdu 22,65 points, soit 0,08%, à 26.783,49 après avoir cédé jusqu’à 0,52%.

Le Standard & Poor’s 500, plus large, qui a passé l’essentiel de la journée dans le rouge, a repris du terrain en toute fin de séance pour terminer sur un gain de 3,68 points, soit 0,12%, à 2.979,63.

Le Nasdaq Composite, lui, a progressé de 43,35 points, soit 0,54%, à 8.141,73.

Alors que les Etats-Unis et la Chine ont repris leurs négociations commerciales, le géant allemand de la chimie et de la pharmacie BASF a surpris les marchés en annonçant tabler désormais sur une chute de 30% de son bénéfice d’exploitation ajusté cette année.

La nouvelle, à quelques jours du coup d’envoi de la saison des publications trimestrielles aux Etats-Unis, a ravivé les inquiétudes sur l’impact du ralentissement des échanges internationaux.

Les bénéfices du S&P-500 devraient avoir reculé de 0,2% au deuxième trimestre par rapport à la période correspondante de 2018 selon le consensus Refinitiv IBES, une prévision qui a régulièrement diminué au fil des semaines.

Les investisseurs croient par ailleurs de moins en moins à un soutien de la Fed aux marchés et à la croissance par le biais d’une baisse marquée de ses taux d’intérêt à la fin du mois.

Leurs anticipations pourraient toutefois évoluer après l’audition semestrielle du président de la banque centrale, Jerome Powell, au Congrès, mercredi à la Chambre des représentants puis jeudi au Sénat.

“On pourrait y voir un peu plus clair dans les jours à venir sur la base de ce que Powell dira lors de ces auditions”, explique Bucky Hellwig, vice-président senior de BB&T Wealth Management.

Les volumes ont encore une fois été limités avec environ 5,77 milliards de titres échangés contre 6,74 milliards en moyenne sur les 20 dernières séances.

VALEURS

Le secteur le plus touché par les répercussions de l’avertissement de BASF est celui de la chimie, qui a abandonné 1,18%; celui des matières premières a cédé 1,01%.

Parallèlement, l’abaissement de la recommandation de RBC Capital Markets sur 3M, que l’intermédiaire justifie par les facteurs liés à la Chine, à l’automobile et à l’électronique, a fait perdre 2,06% à l’action du conglomérat et contribué au repli de 0,21% du compartiment de l’industrie .

A la hausse, Netflix a gagné 1% après une note d’analyste favorable de Cowen & Co. Parmi les autres poids lourds des hautes technologies et d’internet, Amazon a pris 1,84% et Facebook 1,76%.

Le secteur bancaire, lui, a profité du mouvement général de remontée des rendements obligataires pour s’adjuger 0,58% .

Boeing a fini en hausse de 0,56% malgré l’annonce d’une chute de 37% de ses livraisons au premier semestre, conséquence de l’immobilisation des 737 MAX.

LA SÉANCE EN EUROPE

En Europe plus qu’encore qu’à Wall Street, la journée a été plombée par l’avertissement de BASF, dont l’action a fini en baisse de 3,32%.

L’indice Dax de la Bourse de Francfort, dont le groupe fait partie, a perdu 0,85%; à Paris, le CAC 40 a reculé de 0,31% et à Londres, le FTSE-100 a cédé 0,17%. L’indice EuroStoxx 50 a reculé de 0,40%, le FTSEurofirst 300 de 0,45% et le Stoxx 600 de 0,51%.

TAUX

Les rendements des bons du Trésor sont remontés à la veille de l’audition de Jerome Powell au Capitole et de la publication du compte rendu de la dernière réunion de la Fed.

En fin de séance, le deux ans prenait 3,1 points de base à 1,911%, au plus haut depuis la mi-juin et le dix ans 2,7 points à 2,061%.

Les contrats à terme sur les taux intègrent désormais une probabilité de 3,8% seulement d’une baisse de 50 points de base du taux des “fed funds” le 31 juillet, contre 25% il y a une semaine.

En Europe, le rendement du Bund allemand à dix ans a repris deux points pour remonter à -0,357%.

A rebours de la tendance, les rendements italiens ont baissé(le dix ans a cédé plus de quatre points à 1,735% ), le marché saluant l’intérêt des investisseurs pour la réouverture d’une émission à 50 ans de Rome, qui a suscité une demande de plus de 17 milliards d’euros.

CHANGES

Le dollar a inscrit en séance un plus haut de trois semaines face à un panier de devises de référence, reprenant le mouvement enclenché vendredi en réaction aux chiffres supérieurs aux attentes de l’emploi aux Etats-Unis en juin.

La poursuite du rebond du billet vert dépendra bien sûr du ton qu’adoptera Jerome Powell mercredi au Congrès et du contenu du compte rendu de la dernière réunion de la Fed.

En fin de séance, l’euro se traitait autour de 1,1205 dollar après être passé sous le seuil de 1,12 pour la première fois depuis le 19 juin.

PÉTROLE

Les cours du pétrole ont terminé en légère hausse, soutenus par la baisse de l’offre de l’Opep et les tensions persistantes au Moyen-Orient même si les incertitudes sur le conflit commercial entre les Etats-Unis et la Chine et sur la demande globale ont limité leur progression.

Le contrat août sur le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a gagné 17 cents, soit 0,29%, à 57,83 dollars le baril et l’échéance septembre sur le Brent a pris cinq cents (+0,08%) à 64,16 dollars.

La hausse s’est amplifiée après la clôture de Wall Street en réaction à la publication des statistiques hebdomadaires de l’American Petroleum Institute (API), qui montrent un recul de 8,1 million de barils des réserves de brut alors que les analystes interrogés par Reuters anticipaient une diminution de 3,1 millions de barils seulement.

Avec Caroline Valetkevitch à New York et Medha Singh à Bangalore

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