July 3, 2019 / 12:57 AM / in 3 months

Le FMI contraint de trouver un successeur à Lagarde après sa nomination à la BCE

WASHINGTON, 3 juillet (Reuters) - La nomination de Christine Lagarde à la tête de la Banque centrale européenne (BCE) mardi a contraint le Fonds monétaire international (FMI) à se lancer dans la quête précoce et inattendue d’un nouveau dirigeant, dans un contexte de guerre commerciale qui assombrit les perspectives de croissance mondiale.

Christine Lagarde a déclaré sur Twitter qu’elle était “honorée” d’être choisie pour succéder à Mario Draghi à la BCE. Elle a également annoncé sa mise en retrait de ses fonctions actuelles pendant le processus de confirmation de sa nomination, qui doit encore être approuvée par le Parlement européen. .

Le second quinquennat de Christine Lagarde à la tête du FMI court jusqu’en juillet 2021. Interrogée en septembre dernier par le Financial Times sur un éventuel intérêt pour le poste à la BCE, elle a répondu: “Non, non, non, non, non.”

Le directeur général délégué de l’institution, l’Américain David Lipton, va remplacer provisoirement Lagarde à la tête du FMI, dit un communiqué du conseil d’administration, sans fournir de détail sur la recherche d’un éventuel successeur.

A Washington, les rumeurs sur le futur directeur se concentrent sur certains candidats qui étaient en lice pour succéder à Mario Draghi à la tête de la BCE, à l’instar des gouverneurs des banques centrales finlandaise, française et allemande - respectivement Olli Rehn, François Villeroy de Galhau, Jens Weidmann - ainsi que Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE.

Selon certains analystes, Mario Draghi, qui aura 72 ans lorsqu’il quittera la BCE le 31 octobre, pourrait être un candidat potentiel à la direction du FMI, dans le cadre d’une sorte d’échange de postes avec Lagarde, âgée de 63 ans.

Le FMI a toujours été dirigé par un Européen depuis sa création à la fin de la Seconde Guerre mondiale, tandis que la Banque mondiale, son institution jumelle, est dirigée par un Américain. Des dirigeants des grands pays émergents ont parfois tenté de casser ce duopole en plaçant leur propre candidat.

Pour Mark Sobel, ancien responsable du Trésor américain qui fut aussi représentant des Etats-Unis au FMI, il ne devrait pas y avoir d’exception cette fois-ci, surtout depuis que le candidat du président américain Donald Trump à la direction de la Banque mondiale, David Malpass, a été approuvé en avril.

“Le duopole est bien implanté (...) Les Européens ne voulaient pas s’opposer à Malpass parce qu’ils voulaient conserver le siège du FMI. Les États-Unis ne s’opposeront pas à quelqu’un que les Européens soutiennent”, explique Sobel. (David Lawder; Arthur Connan pour le service français)

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below