June 14, 2019 / 3:35 PM / 3 months ago

AVANT-PAPIER-Paris, Berlin et Madrid lancent leur futur avion de combat

PARIS, 14 juin (Reuters) - Les ministres française, allemande et espagnole de la Défense signeront lundi l’accord cadre lançant la coopération trilatérale sur l’avion de combat du futur (SCAF), qui doit remplacer les Rafale et Eurofighter à l’horizon 2040.

Une fois l’accord signé au Salon aéronautique du Bourget (Seine-Saint-Denis), les industriels remettront leurs propositions pour la conception de démonstrateurs aux Etats, qui veulent y répondre rapidement, si possible d’ici fin 2019.

L’objectif est un premier vol de démonstrateur vers 2026.

La France est leader du projet, piloté par Dassault Aviation et Airbus auxquels un contrat de 65 millions d’euros pour définir le concept et les architectures a été notifié en février.

Safran et le groupe allemand MTU Aero Engines doivent se répartir la fabrication des pièces du moteur. Safran en supervisera l’architecture et l’intégration et MTU son maintien en condition opérationnelle. Thales et MBDA (Airbus, BAE Systems et Leonardo) participent également au projet.

L’Allemagne est quant à elle leader sur le projet de char franco-allemand, second équipement militaire sur lequel Emmanuel Macron et Angela Merkel ont décidé de coopérer en juillet 2017.

Le président français visitera le Salon du Bourget et assistera en milieu de matinée à la signature de l’accord par Florence Parly, Ursula von der Leyen et Margarita Robles.

L’Espagne a signifié début 2019 son intérêt pour le SCAF. Les modalités de sa participation, notamment financière, sont en cours de discussion.

“C’est un programme ouvert”, souligne-t-on à l’Elysée. “Des pays sont intéressés, qui pourraient être observateurs du projet et qui pourront le rejoindre et il y aura une place pour eux, pour leur préoccupation opérationnelle, pour leur préoccupation industrielle et pour la répartition bien sûr de la charge financière.”

La France espère que les responsables politiques allemands parviendront rapidement à s’accorder sur les futures règles d’exportation communes avec la France, qui doivent permettre d’éviter qu’un pays bloque la volonté de l’autre d’exporter des armements conçus en commun. Sans cette assurance, la viabilité de tout projet serait fragilisée, prévient Paris.

“Les discussions progressent bien, on a besoin maintenant qu’elles aboutissent, qu’elles soient adoptées à brève échéance”, dit-on à l’Elysée. (Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse)

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