June 14, 2019 / 11:35 AM / 5 months ago

GESTION-Le climat plaide pour les stratégies alternatives-Lyxor

PARIS, 14 juin (Reuters) - L’environnement actuel des marchés, très incertain, plaide pour les stratégies de gestion dites alternatives, dit-on chez Lyxor Asset Management.

Spécialité des hedge funds, fonds spéculatifs recherchant des rentabilités élevées, ces stratégies sont traditionnellement à l’aise dans les périodes de fin de cycle caractérisées par une forte volatilité.

Elles offrent un substitut à l’approche classique actions-obligations, fait valoir Guillaume Lasserre, responsable des investissements pour la filiale de gestion d’actifs de Société Générale.

“Les gestions de type hedge fund, qui n’ont pas de directionnalité sur le marchés et qui ne sont pas liées nécessairement au cycle actions, permettent d’aller vers des sources de revenus autres que celles que proposent le crédit, les actions ou les obligations,” dit-il à Reuters.

“Dans l’alternatif, on sélectionne des gens qui sont extrêmement bons avec une grande capacité à générer de l’alpha, des gérants qui sont habitués à naviguer dans les périodes de rotation sectorielle et factorielle. C’est ce qu’on a en ce moment, avec un mois “value”, un mois “croissance”, etc. Les gestions très stylées, très attachées à un seul facteur, ont du mal.”

L’expert de Lyxor dit avoir notamment un faible en ces temps troublés pour la stratégie L/S (Long/Short) Equity, qui consiste à prendre des positions à découvert sur des actions surévaluées et des positions à l’achat sur des valeurs sous-évaluées.

“On aime beaucoup en ce moment les stratégies décorrélées des facteurs habituels de performance et du cycle macroéconomique, comme le long/short equity ou les arbitrages de fusions-acquisitions (“merger arbitrage”), avec une activité très soutenue dans ce secteur”, dit-il.

L’environnement macroéconomique global reste porteur et la posture accommodante des banques centrales offre un soutien aux marchés mais les tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine menacent de peser sur les actifs risqués, selon Guillaume Lasserre.

“La guerre commerciale reste pour nous un élément très perturbant puisque il n’est lié à rien si ce n’est à des considérations purement politiques”, dit-il.

“On est obligé de gérer ce risque-là et d’avoir dans les portefeuilles de nos clients des éléments qui mitigent notre attrait pour les actifs risqués.”

Dans ce contexte, Lyxor a choisi de réduire son exposition aux actions.

“On a commencé de manière un peu tactique à baisser la part actions parce que nous n’avons pas la capacité de lire de manière correcte ces enjeux bilatéraux”, dit Guillaume Lasserre.

“On a remis un peu d’obligations souveraines, dont le prix est élevé mais qui sont nécessaires comme tampon.

“Du côté du crédit, on privilégiait largement le ‘high yield’ mais on a également baissé la voilure de manière tactique”, ajoute-t-il en faisant référence au segment de la dette d’entreprise classée en catégorie spéculative par les agences de notation.

Il invite également à naviguer avec prudence dans la partie basse de la catégorie investissement (“investment grade”), très encombrée, notamment aux Etats-Unis.

Patrick Vignal, édité par Blandine Hénault

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