May 28, 2019 / 10:00 PM / 6 months ago

L'ESSENTIEL DE L'ACTUALITE A 22h00 GMT (28/05)

BRAS DE FER MERKEL-MACRON POUR LA PRÉSIDENCE DE LA COMMISSION EUROPÉENNE

BRUXELLES - Angela Merkel et Emmanuel Macron ont affiché mardi leurs divergences sur le choix du prochain président de la Commission européenne, deux jours après l’explosion du duopole conservateurs-socialistes au Parlement de Strasbourg à la faveur des élections européennes.

La chancelière a confirmé son soutien au conservateur allemand Manfred Weber, candidat du Parti populaire européen (PPE), auquel participe sa formation (CDU), avant le début d’un Conseil européen informel à Bruxelles.

Le président français, dont les députés La République en marche iront grossir un pôle centriste à Strasbourg autour de l’ancien groupe libéral pour peser sur les choix, a au contraire répété son refus du système du “Spitzenkandidat” (tête de liste).

Emmanuel Macron est allé plus loin, citant trois autres candidats ayant selon lui l’expérience et la crédibilité requises pour briguer la succession de Jean-Claude Juncker : la commissaire européenne à la Concurrence Margrethe Vestager, le négociateur en chef pour le Brexit Michel Barnier et l’ancien diplomate néerlandais Frans Timmermans.

A l’issue du dîner de travail, le président français a invité les chefs d’Etat et de gouvernement et le Parlement européen à trouver un compromis autour d’un candidat fort et charismatique pour la présidence de la Commission, mettant en garde contre un risque de blocage. “Je veux rassembler. Si les uns et les autres restent aux noms où ils sont, nous aurons un blocage”, a-t-il dit.

Angela Merkel a exprimé dans la soirée le souhait que les dirigeants européens s’entendent sur le nom du prochain président de la Commission européenne d’ici au sommet européen des 20 et 21 juin prochains.

LE POINT sur les élections européennes

RÉSULTATS pays par pays

TABLEAU des estimations du Parlement européen

GRAPHIQUE Les élections européennes tmsnrt.rs/2W2QWzv

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L’UE POURRAIT IMPOSER UNE AMENDE DE €3 MDS À L’ITALIE

ROME - La Commission européenne pourrait imposer une amende de trois milliards d’euros à l’Italie pour non respect des règles communautaires en matière d’endettement et de déficit budgétaire structurel, a dit mardi le vice-président du Conseil, Matteo Salvini.

Le chef de la Ligue (extrême droite), arrivée largement en tête aux élections européennes de dimanche, a ajouté qu’il promettait d’utiliser “toute (son) énergie” pour lutter contre ce qu’il a qualifié de règles budgétaires européennes dépassées.

Deux responsables de la zone euro ont indiqué lundi à Reuters que la Commission européenne devrait lancer le 5 juin des mesures disciplinaires contre l’Italie.

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SYRIE-LE DRIAN ÉVOQUE UN “INDICE” SUR UN RECOURS AUX ARMES CHIMIQUES À IDLIB

PARIS - Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a évoqué mardi un “indice” confirmant l’hypothèse d’un recours récent à l’arme chimique à Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie.

“Nous avons un indice de l’usage de l’arme chimique dans la zone d’Idlib mais pour l’instant pas de vérification”, a déclaré Jean-Yves Le Drian devant la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.

“Nous sommes prudents parce que nous considérons que l’usage de l’arme chimique doit être avéré et doit être létal pour que nous puissions à ce moment-là réagir”, a ajouté le chef de la diplomatie, en rappelant la “ligne rouge” évoquée à ce sujet par le président Emmanuel Macron.

Le département d’Etat américain a dit la semaine dernière avoir recueilli des informations confirmant l’hypothèse d’un recours à des armes chimiques dans le nord-ouest syrien, théâtre d’une offensive des forces gouvernementales et de leur allié russe depuis la fin avril.

Washington a mené des raids aériens en Syrie à deux reprises, en avril 2017 et en avril 2018, après avoir dit disposer de la preuve d’une attaque à l’arme chimique perpétrée par Damas.

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TRUMP À TOKYO, BREF RÉPIT DANS LE CONFLIT COMMERCIAL JAPON-USA

TOKYO - Le Japon a déroulé pendant quatre jours le tapis rouge pour Donald Trump, s’offrant un court répit dans sa bataille commerciale avec Washington, qui n’en attend pas moins de fortes concessions de son partenaire asiatique après les élections sénatoriales de juillet prochain dans l’archipel.

La visite d’Etat que le président américain a achevée mardi à Tokyo a été ponctuée de symboles destinés à afficher la solidité de l’alliance nippo-américaine - partie de golf avec le Premier ministre Shinzo Abe, dîner avec l’empereur Naruhito, inspection de navires de guerre - qui n’ont pas suffi à occulter le conflit récurrent entre les deux pays sur le commerce.

A l’issue d’un entretien lundi avec Shinzo Abe, Donald Trump a dénoncé un déficit commercial “incroyablement grand” des Etats-Unis vis-à-vis du Japon. Ce dernier s’élève à 68 milliards de dollars.

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PARIS TENTE D’ÉVITER LA PEINE DE MORT À SES RESSORTISSANTS EN IRAK

PARIS - Paris s’efforce d’éviter la peine capitale à ses quatre ressortissants que la justice irakienne a condamnés à mort pour appartenance au groupe Etat islamique (EI), a déclaré mardi le chef de la diplomatie française.

Jean-Yves Le Drian a répété sur France Inter la position de la France, qui est opposée à la peine de mort mais considère parallèlement que c’est à l’Irak de juger les Français soupçonnés d’avoir rejoint les rangs djihadistes.

La question s’est posée après la condamnation, dimanche et lundi, de quatre Français, qui ont encore la possibilité de faire appel de leur jugement.

“Nous multiplions les démarches pour éviter la peine de mort à ces quatre Français”, a dit Jean-Yves le Drian.

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CASTANER CERTAIN DE TENIR L’AUTEUR DE L’ATTENTAT DE LYON

PARIS - Le ministre français de l’Intérieur, Christophe Castaner, s’est déclaré certain, mardi, que la police tenait l’auteur de l’attentat de vendredi à Lyon en la personne d’un étudiant en informatique de 24 ans de nationalité algérienne, arrêté lundi.

Jusqu’ici inconnu de la police et de la justice, le jeune homme est soupçonné d’avoir déposé vendredi après-midi un colis piégé contenant des boulons, des vis et des billes en métal devant une boulangerie, non loin de la gare de Lyon-Perrache.

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LA RÉFORME DE LA FONCTION PUBLIQUE ADOPTÉE À L’ASSEMBLÉE

PARIS - Les députés français ont adopté mardi par 351 voix contre 156, majorité contre opposition, le projet de loi de la transformation publique, chantier décrié par les syndicats qui prévoit notamment un recours accru aux contractuels.

“Les agents de la fonction publique contribuent au quotidien (...) à la cohésion sociale et territoriale de notre pays. Or, depuis de nombreuses années trop de normes et de lourdeurs entravent leur action”, a déclaré le député La République en marche et responsable du texte Guillaume Gouffier-Cha.

Outre le recours aux contractuels, le projet de loi prévoit une réorganisation des instances de représentation du personnel, une plus grande mobilité des agents et des mesures pour accompagner ceux dont les postes seraient supprimés.

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GE VEUT SUPPRIMER PLUS DE 1.000 EMPLOIS EN FRANCE

STRASBOURG - L’entreprise américaine General Electric a confirmé mardi envisager un plan de suppression d’un millier d’emplois en France, principalement dans sa branche turbines à gaz implantée dans le Territoire de Belfort.

GE a confirmé dans un courriel transmis à Reuters avoir présenté mardi aux représentants du personnel des projets de réorganisation “en vue d’une consultation qui commencera à partir de la mi-juin et (qui) pourrait conduire à la suppression d’un maximum de 1.044 (postes) en France”.

Selon Karim Matoug, délégué central de la CGT, la division turbine à gaz perdrait 792 emplois sur 1.800 à Belfort et Bourogne tandis que 252 postes seraient supprimés dans les services administratifs hérités des activités énergie d’Alstom rachetées il y a trois ans par General Electric.

Depuis Bruxelles, Emmanuel Macron a assuré que le gouvernement était mobilisé après cette annonce de GE et qu’il s’assurerait que les engagements pris en 2015 seraient tenus.

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UN FONGICIDE JUGÉ “PRÉOCCUPANT” BIENTÔT RETIRÉ DU MARCHÉ

PARIS - L’agence sanitaire Anses a annoncé mardi sa décision de retirer les autorisations de mise sur le marché en France de tous les produits à base d’époxiconazole, un fongicide largement utilisé dans l’agriculture, compte tenu d’un niveau de danger jugé “préoccupant” pour l’homme et pour l’environnement.

L’Anses estime notamment que “l’époxiconazole est un perturbateur endocrinien pour l’être humain”.

Selon elle, quelque 200 tonnes d’époxiconazole sont commercialisées chaque année en France. Environ 50% des surfaces céréalières et 70% des surfaces de betteraves sont traitées par cette substance active, qui est utilisée en traitement des parties aériennes des végétaux contre les champignons.

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LA LOI FRANÇAISE S’APPLIQUE À LA SUCCESSION HALLYDAY, DIT LA JUSTICE

PARIS - La succession du chanteur Johnny Hallyday, mort le 5 décembre 2017, doit être réglée selon la loi française et non américaine, a tranché mardi le tribunal de Nanterre, donnant ainsi raison à ses aînés, Laura Smet et David Hallyday, et infligeant une défaite à sa veuve Laeticia, dont l’avocat va faire appel.

La résidence habituelle du rocker était bien en France, a jugé le tribunal, qui se déclare donc “compétent pour statuer sur l’ensemble de la succession de Jean-Philippe Smet” - le vrai nom de Johnny Hallyday. Il invite cependant les parties “à envisager le recours à un mode alternatif de règlement des différends” pour le partage d’un héritage parfois estimé à quelque 100 millions d’euros.

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