May 27, 2019 / 4:03 AM / 21 days ago

France-Les premiers hélicoptères interarmées légers livrés dès 2026

PARIS, 27 mai (Reuters) - La ministre des Armées devait annoncer lundi l’avancement de deux ans - de 2028 à 2026 - des premières livraisons de l’hélicoptère interarmées léger (HIL) d’Airbus Helicopters, attendu de longue date par les armées pour remplacer des flottilles vieillissantes inadaptées aux opérations extérieures.

Annoncé en mars 2017 par Jean-Yves Le Drian, le programme HIL, qui remplacera les Gazelle de l’armée de terre, les Fennec de l’armée de l’air et les Dauphin, Panther et Alouette III de la marine, figure dans la loi de programmation militaire 2019-2025 avec un objectif de livraison des premiers exemplaires en 2028 pour une cible totale à terme de 169 appareils.

Florence Parly est attendue dans la matinée au siège d’Airbus Helicopters à Marignane (Bouches-du-Rhône) pour annoncer un changement de calendrier en accord avec le PDG Bruno Even, qui explique dans Les Echos vouloir raccourcir les délais de développement de la version militaire du H160 afin “d’attaquer le marché export avec la force de la référence ‘armée française’”.

La maquette du HIL sera opportunément dévoilée à cette occasion, à l’approche du 53e Salon international de l’aéronautique et de l’espace qui se tiendra du 17 au 23 juin au Bourget, près de Paris.

“L’intérêt pour Airbus Helicopters, c’est qu’il y a un marché à l’export qu’on évalue à 400 machines entre 2025 et 2030. Et donc plus tôt ils ont une référence ‘armée française’, plus ils sont susceptibles de vendre”, souligne-t-on dans l’entourage de la ministre des Armées.

LA LPM NE SERA PAS MODIFIÉE

“Mais la première motivation, elle est opérationnelle”, ajoute-t-on.

Les armées, abonde Bruno Even, y gagneront “un appareil plus rapide, polyvalent, furtif et moins cher à entretenir”. Airbus Helicopters travaille depuis 2010 à la militarisation du H160 (qui sera certifié d’ici la fin 2019), un biturbine d’environ six tonnes capable de voler à 180 noeuds (plus de 330 km/h).

S’agissant du financement, la LPM actuelle ne sera pas modifiée.

“Le fait de décaler de deux ans le programme génère chez Airbus un appel de liquidités d’à peu près 150 millions sur la loi de programmation militaire”, explique-t-on au cabinet de Florence Parly.

Dans le détail, 10% de cette somme seront autofinancés par Airbus. “Le reste de la somme, ce sera du pré-financement, une sorte de prêt que l’Etat contracte auprès de l’industriel, avec des intérêts de six à sept millions d’euros”, précise-t-on. “Les hélicoptères seront payés sur la LPM suivante.”

“C’est tout à fait représentatif de ce qu’on veut instaurer comme relation entre l’Etat et l’industrie”, dit-on.

Au ministère, on fait valoir en outre que cette modification de calendrier permettra à l’Etat d’économiser une centaine de millions d’euros en coût de maintien en condition opérationnelle.

Le programme HIL représente quelque 2.000 emplois sur le site de Marignane. (Sophie Louet, édité par Yves Clarisse)

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