April 2, 2019 / 12:00 PM / in 3 months

L'ESSENTIEL DE L'ACTUALITE A 12H00 GMT (02/04)

FRANCE

LE PARLEMENT S’EMPARE À SON TOUR DU “GRAND DÉBAT”

PARIS - Après quelque 1,5 million de Français, les députés s’emparent à leur tour du “grand débat national” lancé par l’exécutif en réponse à la crise des “Gilets jaunes” et dont les quatre thèmes seront discutés tour à tour dans l’hémicycle.

“L’Assemblée va contribuer à la réflexion collective”, s’est félicité mardi sur BFM TV et RMC le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, à quelques heures de l’ouverture de la discussion, qui s’annonce vive, entre une majorité allante et une opposition dénonçant un exercice biaisé, voire inutile.

Il y aura quatre débats thématiques à raison de deux par jour : transition écologique puis fiscalité mardi, démocratie et citoyenneté, Etat et services publics mercredi.

Les groupes politiques auront un temps de parole équitable pour faire part de leurs remarques et de leurs propositions, qui viendront s’ajouter à près de deux millions de contributions recueillies via internet.

MACRON “VOLONTAIRE ET DISPONIBLE” AVANT SA VISITE EN CORSE

AJACCIO - Emmanuel Macron s’affiche “volontaire et disponible” dans un entretien à Corse Matin publié mardi, à deux jours de sa visite dans l’île dans le cadre du “grand débat national” qui sera boycotté par les dirigeants nationalistes corses dénonçant un “dialogue au point mort”.

“Jeudi, je viens en Corse parce que j’ai de la considération pour les Corses et avec la volonté d’un dialogue et de respect républicains”, déclare le chef de l’Etat dans ce entretien. “Je viens en Corse disponible et volontaire. Disponible pour toutes celles et ceux qui seront présents, et volontaire pour échanger et apporter ma part de réponses de manière concrète.”

Pour la dernière étape de son tour de France engagé dans le cadre du “grand débat national” lancé face à la crise des “Gilets jaunes”, Emmanuel Macron est attendu à Cozzano, un village de montagne situé à 60 km d’Ajaccio, pour échanger avec des maires de l’île.

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BREXIT-MAY CHERCHE UNE DERNIÈRE PARADE

LONDRES - Theresa May doit diriger ce mardi un long conseil des ministres au cours duquel elle s’efforcera de trouver un nouvelle solution au casse-tête du Brexit alors que le Royaume-Uni s’achemine chaque jour un peu plus vers une sortie sans accord.

Près de trois ans après le référendum à l’issue duquel les Britanniques ont décidé de quitter l’Union européenne, le Royaume-Uni semble incapable de sortir de l’impasse politique et diplomatique et rien ne permet de dire quand il sortira du Bloc, ni même s’il y parviendra.

A trois reprises, le Parlement a rejeté l’accord de retrait péniblement négocié par Londres et Bruxelles et, une fois de plus, la Première ministre n’a pas su lundi mobiliser sa propre majorité pour trouver une alternative. Il est possible qu’elle soumette une quatrième fois son plan de sortie à la Chambre des Communes, sans garantie de succès

“Ces derniers jours, le scénario du ‘no deal’ est devenu de plus en plus crédible, mais nous pouvons toujours espérer l’éviter”, a déclaré Michel Barnier, négociateur en chef de l’UE, ajoutant que l’Union était disposée à maintenir Londres au sein de l’union douanière ou de nouer avec les Britanniques une relation semblable à celle qui unit l’UE à la Norvège.

LE POINT sur les négociations du Brexit

LA CHRONOLOGIE des négociations du Brexit

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BOUTEFLIKA DÉMISSIONNERA AVANT LA FIN DE SON MANDAT

ALGER - Le président algérien Abdelaziz Bouteflika démissionnera avant la fin de son mandat, prévue le 28 avril, rapporte lundi l’agence algérienne de presse, APS, qui cite un communiqué de la présidence.

Avant de quitter ses fonctions, le chef de l’Etat prendra “d’importantes décisions”, visant à “permettre d’assurer la continuité du fonctionnement des institutions de l’Etat durant la période de transition qui s’ouvrira à la date à laquelle il décidera sa démission”, lit-on dans le communiqué.

En vertu de la Constitution, Abdelkader Bensalah, président du Conseil de la Nation, la chambre haute du Parlement, assurera l’intérim jusqu’à la tenue d’un scrutin présidentiel, qui doit avoir lieu dans les 90 jours.

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TROIS ANS DE PRISON REQUIS CONTRE LE PDG D’ORANGE

PARIS - Le ministère public a requis lundi cinq ans de prison ferme contre Bernard Tapie et trois ans de prison dont 18 mois avec sursis contre le PDG d’Orange, Stéphane Richard, dans le procès de l’arbitrage contesté de 2008 en faveur de l’ancien homme d’affaires dans son contentieux avec le Crédit Lyonnais.

Le procureur Nicolas Baietto a aussi requis à l’encontre de Stéphane Richard, qui était directeur de cabinet de la ministre de l’Economie et des Finances Christine Lagarde à l’époque de l’arbitrage, 100.000 euros d’amende et l’interdiction d’exercer toute fonction publique pendant cinq ans.

Bernard Tapie, 76 ans, souffre d’un cancer et sa peine ne serait sans doute jamais mise à exécution, a admis le procureur, qui s’est montré particulièrement sévère pour les anciens hauts fonctionnaires que sont le PDG d’Orange et l’ex-président du consortium de réalisation (CDR) chargé de gérer le passif du Crédit Lyonnais Jean-François Rocchi, lui aussi prévenu.

Nicolas Baietto a requis contre ce dernier la même peine de prison et d’interdiction de fonction publique que pour Stéphane Richard, assortie de 50.000 euros d’amende.

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LES AVOCATS DE GHOSN VEULENT UN PROCÈS DISTINCT DE CELUI DE NISSAN

TOKYO - Les avocats de Carlos Ghosn ont demandé mardi à la justice japonaise de dissocier le procès de leur client de celui de son ex-bras droit Greg Kelly et de celui de Nissan, arguant qu’il n’aurait pas sinon un procès équitable.

Cette requête constitue la première manoeuvre juridique d’importance de la nouvelle équipe de défense de l’ancien président de Nissan, emmenée par Junichiro Hironaka, qui a repris le dossier en février.

Carlos Ghosn a été arrêté en novembre après que Nissan a transmis à la justice le résultat d’une enquête interne qui mettait en lumière des actes de malversations financières.

L’ex-administrateur de Nissan, Greg Kelly, a également été inculpé avant d’être libéré lui aussi sous caution. Le parquet de Tokyo accuse par ailleurs Nissan d’avoir fait de fausses déclarations dans ses rapports annuels.

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APRÈS LFI, LE RN LANCE UN EMPRUNT AUPRÈS DES FRANÇAIS

PARIS - Marine Le Pen a annoncé mardi le lancement d’un emprunt auprès des Français destiné à financer la campagne du Rassemblement national (ex-Front national) en vue des élections européennes du mois prochain, faute de prêt consenti par les banques.

La formation d’extrême droite suit l’exemple de La France insoumise, qui a appelé dimanche ses sympathisants à soutenir financièrement sa campagne, sous la forme de prêts ou de dons.

Encore récemment, les dirigeants du RN se disaient confiants quant à la possibilité d’obtenir un prêt bancaire d’environ 4 millions d’euros.

Ce n’est pas la première fois que l’ex-Front national a recours à ce genre d’emprunt pour pallier ses problèmes de trésorerie. Les sympathisants frontistes avaient notamment été mis à contribution lors de la campagne des législatives de 2017.

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