March 29, 2019 / 10:15 AM / 2 months ago

Banquiers centraux/BCE-Le crédit bancaire "pleinement opérationnel"-Coeuré

29 mars (Reuters) - Principales déclarations des responsables de la Banque centrale européenne depuis la réunion de politique monétaire du 7 mars :

* COEURÉ - LE CRÉDIT BANCAIRE “PLEINEMENT OPÉRATIONNEL” DANS LA ZONE EURO

29 mars - Les banques de la zone euro font des crédits partout au sein du bloc et les opérations de refinancement à long terme ciblées à venir de la Banque centrale européenne visent à “protéger” ce canal de financement, a dit vendredi Benoît Coeuré, membre du directoire de l’institution monétaire.

“Aujourd’hui, le canal du financement bancaire au sein de la zone euro est pleinement opérationnel après des années de fragmentation”, a-t-il dit lors d’une intervention à Paris.

“Pour protéger cet acquis, nous avons décidé lors de notre dernière réunion de politique monétaire en mars de lancer une nouvelle série d’opération de refinancement à long terme ciblées”, ‘TLTRO III’ qui débuteront en septembre 2019.”

* KNOT - UN TAUX DE DÉPÔT MODULÉ CRÉERAIT DES DISTORSIONS ENTRE BANQUES

28 mars - Appliquer un taux de dépôt par paliers équivaudrait à favoriser certains établissements de crédit au détriment d’autres et la BCE doit éviter une telle distorsion du marché, a déclaré jeudi Klaas Knot, le président de la banque centrale néerlandaise.

“Peu importe la forme proposée, cela exempterait les banques ayant un certain modèle économique des coûts des taux négatifs, ce qui reviendrait à dire implicitement à toutes les banques ayant un modèle économique différent qu’elles devront supporter plus longtemps ces coûts”, a-t-il dit à la presse.

“Nous devrions nous tenir à distance de ces effets”, a-t-il ajouté, estimant que la rentabilité des banques devait passer après les objectifs de la politique de la BCE.

Klaas Knot a également jugé que les moteurs de l’inflation échappaient de plus en plus au contrôle de la banque centrale.

“Les raisons pour lequelles l’inflation n’est pas là où nous voudrions qu’elle soit sont pour la plupart hors de notre portée: la mondialisation, la numérisation de la distribution”, a-t-il dit.

“La politique monétaire ne peut pas vraiment aider davantage que ce que nous avons fait. Les vents contraires sont désormais liés à des facteurs structurels et non cycliques.”

* NOWOTNY APPROUVERAIT DES MESURES COMPENSANT LES EFFETS SECONDAIRES DES TAUX NÉGATIFS

28 mars - Ewald Nowotny, membre du Conseil des gouverneurs de la BCE, a déclaré jeudi qu’il serait favorable à des mesures visant à atténuer les effets secondaires indésirables des taux d’intérêt négatifs.

“Il y a des tentatives en vue d’un débat autour des taux d’intérêt négatifs”, a-t-il dit. “J’apprécierais une certaine atténuation.”

* LA FAIBLE CROISSANCE ACCROÎT LES RISQUES POUR LA STABILITÉ FINANCIÈRE -DE GUINDOS

27 mars - La faible croissance en zone euro augmente le risque d’instabilité financière, avec une baisse des profits des banques et des inquiétudes accrues sur la viabilité de la dette souveraine, a dit mercredi le vice-président de la BCE Luis de Guindos.

“Dans un environnement où les facteurs cycliques pourraient exercer de nouvelles pressions à la baisse sur la rentabilité bancaire, les banques devraient accentuer leurs efforts en vue de surmonter les défis technologiques”, a-t-il dit lors d’une conférence qui se tenait à Francfort.

“De telles mesures pourraient inclure des réductions de coûts - y compris en abaissant les coûts salariaux et en rationalisant les réseaux d’agences, tout en développant la numérisation – ce qui suppose des investissement initiaux non-récurrents importants, une diversification des revenus et la réduction des stocks de prêts non performants dans les six pays où ils sont encore élevés”, a-t-il poursuivi.

* LA BCE PEUT REPOUSSER ENCORE LA HAUSSE DES TAUX SI BESOIN-DRAGHI

27 mars - La BCE est disposée à repousser encore un premier relèvement de ses taux si nécessaire et elle peut envisager des mesures permettant d’atténuer les effets secondaires indésirables des taux négatifs, a déclaré mercredi son président, Mario Draghi.

“Tout comme nous l’avons fait lors de notre réunion de mars, nous ferons en sorte que la politique monétaire continue d’accompagner l’économie en ajustant nos indications sur la trajectoire future des taux (forward guidance) pour refléter les nouvelles perspectives d’inflation”, a dit Mario Draghi dans un discours prononcé lors d’un colloque à Francfort.

Il a ajouté que les modalités des nouvelles opérations de refinancement à long terme ciblées (TLTRO) seraient définies en prenant en compte l’évolution de la situation économique.

Répondant indirectement aux banques qui se plaignent de l’impact défavorable des taux d’intérêt sur le crédit bancaire, Mario Draghi a déclaré que la BCE étudierait la nécessité de mesures compensatoires, tout en mettant en doute l’existence d’un lien mécanique entre taux négatifs et dégradation de la rentabilité du secteur.

Le développé :

* RISQUE DE RÉCESSION TRÈS FAIBLE, SELON MAKUCH

26 mars - Le risque d’une récession dans la zone euro reste très faible car l’Allemagne fait preuve de résilience, a estimé mardi Jozef Makuch, le gouverneur de la banque centrale de Slovaquie.

“L’économie allemande, qui est l’épine dorsale de l’économie de la zone euro et le principal partenaire commercial (de la Slovaquie), se montre assez résiliente face aux impacts de marché. Pour nous, la probabilité d’une récession est très faible”, a déclaré Makuch, qui cédera son poste en juin à l’actuel ministre des Finances, Peter Kazimir.

* LA BCE A ENCORE DE LA MARGE POUR AGIR, DIT COEURÉ

25 mars - La politique monétaire dans la zone euro conserve une marge de manoeuvre et n’a pas encore atteint ses limites, a déclaré lundi Benoît Coeuré, membre du directoire de la Banque centrale européenne.

“Je ne pense pas qu’on ait été à la limite de ce qu’on peut faire (en termes de politique monétaire), j’ai confiance qu’on peut le faire encore une fois”, a-t-il dit lors d’une conférence à Lisbonne.

* REHN MET EN GARDE CONTRE LE RISQUE D’UN BREXIT DÉSORDONNÉ

25 mars - Une sortie sans accord du Royaume-Uni de l’Union européenne est le principal risque auquel est confrontée la zone euro à court terme, estime Olli Rehn, le président de la banque centrale finlandaise, dans un entretien publié lundi.

“A court terme le Brexit constitue sûrement la principale menace”, a-t-il dit au journal allemand Die Welt. “Les marchés financiers semblent (...) sous-estimer ce risque.”

La BCE a préparé des mesures avec la Banque d’Angleterre pour limiter les turbulences en cas de Brexit désordonné, a-t-il ajouté.

Interrogé sur les risques de récession en zone euro, Olli Rehn - souvent cité comme un candidat potentiel à la succession du président de la BCE Mario Draghi - a répondu : “La croissance a en effet ralenti significativement et nous devons nous inquiéter pour l’économie.”

* LA BCE DOIT REVOIR SES OUTILS POUR ATTEINDRE SES OBJECTIFS-REHN

15 mars - L’incapacité de la Banque centrale européenne à atteindre son objectif d’inflation malgré des années de soutien extraordinaire doit l’inciter à revoir la manière dont elle conduit sa politique, a déclaré vendredi Olli Rehn, le président de la banque centrale finlandaise.

L’évolution récente des fondamentaux économiques pourrait avoir réduit la capacité de la BCE à influencer les prix à la consommation et donc nui à sa crédibilité, a-t-il ajouté.

“L’interdépendance entre l’activité économique et les pressions inflationnistes semble s’être réduite ces dernières années”, a expliqué Olli Rehn, qui siège au Conseil des gouverneurs de la BCE et est considéré comme un possible successeur de Mario Draghi à la présidence de l’institution.

Le développé:

* LA BCE AJUSTE SA POLITIQUE, LE CAP RESTE LE MÊME-COEURÉ 11 mars - Avec ses mesures de soutien annoncées jeudi, la Banque centrale européenne ne fait que s’ajuster à une nouvelle donne économique constituée par une croissance plus lente mais toujours robuste, a déclaré Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE, cité lundi par le Corriere della Sera.

“Nous nous ajustons à la nouvelle réalité plutôt mais ne changeons pas de trajectoire ; nous ne voyons pas actuellement de signes de récession”, a-t-il dit au journal italien.

Même s’il faudra plus de temps pour que l’inflation revienne vers l’objectif de la BCE de près de 2%, il n’y a nul besoin de recommencer un programme d’achat d’obligations, aussi appelé assouplissement quantitatif, a ajouté Benoît Coeuré.

Le développé:

* LA BCE A BESOIN DE TEMPS POUR PRÉPARER LA NOUVELLE TLTRO-NOWOTNY

8 mars - La Banque centrale européenne (BCE) lancera ses nouvelles opérations de financement bonifié à long terme plus tard que prévu en raison du temps nécessaire à leur préparation, a déclaré Ewald Nowotny, le gouverneur de la banque centrale d’Autriche.

La première des nouvelles opérations de refinancement à plus long terme ciblées (TLTRO) sera lancée en septembre, trois mois plus tard que ce que les marchés attendaient.

“Pour que ce programme soit concluant, il faut bien le préparer”, a expliqué Nowotny à la presse à Prague, ajouté que les conditions de la nouvelle TLTRO seraient décidées en juin au plus tard.

Le développé:

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