March 15, 2019 / 7:14 AM / 7 days ago

GRAPHES -Trop tôt pour revenir sur Boeing en Bourse ?

    par Lewis Krauskopf
    15 mars (Reuters) - Malgré une baisse de près de 12% cette
semaine, l'action Boeing reste chère au vu de ses niveaux
de valorisation, d'autant que l'avionneur n'est pas au bout de
ses peines.
    Deux accidents en cinq mois de 737 MAX 8 ont entraîné
l'immobilisation au sol de la nouvelle version du biréacteur
vedette de Boeing pour une durée que la FAA, l'agence fédérale
américaine de l'aviation civile, estime à plusieurs semaines au
minimum.
    Au total, ce sont plus de 300 Boeing 737 MAX 8 et MAX 9 qui
sont cloués au sol à travers le monde. Le constructeur a
suspendu en conséquence ses livraisons mais continue de produire
sa série MAX au rythme de 52 avions par mois dans son usine près
de Seattle.
    Le titre a clôturé à 373,30 dollars jeudi, en repli de 1,02%
sur la séance et de 11,7% depuis le crash du 737 MAX 8
d'Ethiopian Airlines dimanche. Mais il conserve un gain de 15,8%
depuis le 1er janvier et son cours de Bourse a plus que doublé
sur les deux dernières années, faisant de Boeing le premier
groupe industriel américain par la capitalisation boursière.
    
             
             
    A son cours de clôture de mercredi, l'action valait 18,2
fois le bénéfice estimé à 12 mois selon les données Refinitiv,
une baisse de deux points en une semaine mais un niveau conforme
à la moyenne des cinq dernières années.
    Le consensus Refinitiv donne une croissance attendue de 26%
des profits de Boeing cette année mais cette estimation évoluera
dans les prochaines semaines quand les analystes se feront une
idée plus précise des retombées financières de l'immobilisation
des 737 MAX. 

      
      
    
    Selon Noah Poponak, analyste chez Goldman Sachs, le 737 MAX
est le premier contributeur aux résultats de Boeing et devrait
représenter 45% de son bénéfice d'exploitation (Ebit) sur les
cinq prochaines années.
    "Nous pensons que les investisseurs intégraient un risque
très limité à la montée en puissance du 737, qui présente
maintenant un risque plus élevé avec plusieurs issues possibles
suite à ces incidents", écrit-il dans une note. 
    L'analyste de JP Morgan, Seth Seifman, voit trois impacts
possibles sur la trésorerie de Boeing : le versement de
réparations financières aux compagnies contraintes d'immobiliser
leurs avions, les reports de livraisons et toute modification à
venir de l'avion.
    "Il faut espérer que les choses évoluent rapidement vers une
remise en service mais nous ne savons pas combien de temps cela
prendra", écrit-il dans une note.
    Des 30 valeurs du Dow Jones, Boeing est celle qui a
le plus contribué à la hausse de 10% de l'indice vedette depuis
le début de l'année, selon Bespoke Investment Group.
     Tim Ghriskey, responsable des investissements chez
Inverness Counsel à New York, observe que le titre a ralenti sa
baisse jeudi. "Le pire est peut-être passé pour Boeing, et le
fait que sa flotte US soit clouée au sol lui laisse le temps de
trouver une solution pour régler le problème", dit-il.
     
      
      
 
    
 (Avec la contribution de Caroline Valetkevitch; Véronique Tison
pour le service français)
  
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