March 11, 2019 / 4:01 PM / 14 days ago

L'ESSENTIEL DE L'ACTUALITE A 16H00 GMT (11/03)

BREXIT - THERESA MAY ATTENDUE DANS LA SOIRÉE À STRASBOURG LONDRES - La Première ministre britannique Theresa May est attendue ce lundi soir à Strasbourg pour tenter une nouvelle fois de débloquer les négociations sur le Brexit, rapporte lundi la chaîne de télévision britannique Sky News citant des sources au 10, Downing Street.

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, se trouve à Strasbourg, siège du Parlement européen, a précisé le correspondant de Reuters dans la capitale alsacienne.

May et Juncker se sont entretenus par téléphone dimanche soir puis à nouveau ce lundi.

La dirigeante britannique doit soumettre ce mardi aux voix des élus de la Chambre des communes l’accord de retrait négocié avec les Européens. Sollicités une première fois le 15 janvier, les députés britanniques l’avaient massivement rejeté par 432 voix contre 202.

May tente depuis d’obtenir des modifications notamment sur le “backstop” nord-irlandais, ce mécanisme de dernier recours qui doit éviter le rétablissement d’une frontière physique à travers l’île d’Irlande.

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LES BOÎTES NOIRES DU BOEING D’ETHIOPIAN AIRLINES RETROUVÉES

GARA-BOKKA, Ethiopie - Les enquêteurs ont retrouvé les deux boîtes noires du Boeing 737 MAX 8 d’Ethiopian Airlines qui s’est écrasé dimanche peu après avoir décollé d’Addis-Abeba à destination de Nairobi, au Kenya, a annoncé lundi la compagnie aérienne.

Les 157 personnes qui se trouvaient à bord ont péri.

L’enregistreur des conversations à bord du cockpit et celui des données de vol ont été récupérés sur le site du crash.

La catastrophe, la seconde en un peu plus de quatre mois impliquant le modèle le plus récent du Boeing 737, l’avion de ligne le plus vendu au monde, a conduit Ethiopian Airlines, mais aussi la Chine et l’Indonésie, à clouer au sol leurs flottes de MAX 8.

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DES MAGISTRATS REFUSENT DE SUPERVISER LA PRÉSIDENTIELLE

ALGER - Un millier de magistrats algériens ont annoncé qu’ils refuseraient de superviser l’élection présidentielle du 18 avril si le chef de l’Etat sortant Abdelaziz Bouteflika est candidat à un cinquième mandat.

Dans un communiqué, les juges ajoutent qu’ils ont décidé de créer une nouvelle association.

Abdelaziz Bouteflika, 82 ans, est rentré dimanche en Algérie après avoir passé deux semaines dans un hôpital de Genève.

Peu avant le retour du président en Algérie, sa formation, le Front de libération nationale (FLN) au pouvoir depuis l’indépendance, a exhorté toutes les parties à coopérer pour mettre fin à la crise et promouvoir la réconciliation nationale, a rapporté la chaîne de télévision Ennahar TV.

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DIVERGENCES ENTRE MACRON ET LA CDU AVANT LES EUROPÉENNES

PARIS/BERLIN - A l’approche des élections européennes, des divergences ressurgissent entre et Paris et Berlin, où l’idée française d’un salaire minimum européen est rejetée par le parti conservateur allemand, qui défend de son côté la suppression du siège strasbourgeois du Parlement européen, casus belli pour Paris.

Restée relativement discrète après la publication de la tribune du chef de l’Etat français - “pour une renaissance européenne” - le 5 mars, l’Allemagne est sortie de son silence dimanche par la voix de la présidente du parti chrétien-démocrate (CDU, conservateur), Annegret Kramp-Karrenbauer.

Présentée comme la dauphine de la chancelière Angela Merkel, “AKK” a certes estimé qu’Emmanuel Macron avait “raison” de dire qu’il y avait urgence à agir pour l’Europe et a indiqué être sur la même ligne que le président français concernant la sécurité et la politique migratoire.

Elle n’a en revanche pas mâché ses mots contre “le centralisme européen, l’étatisme européen, la mutualisation des dettes, l’européanisation des systèmes sociaux et du salaire minimum”, qui seraient à ses yeux “la mauvaise voie”.

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MACRON À DJIBOUTI, ALLIÉ HISTORIQUE ET STRATÉGIQUE CONVOITÉ

PARIS - Emmanuel Macron se rend lundi soir à Djibouti, allié historique et stratégique de la France qui ressent depuis plusieurs années un sentiment “d’abandon” et se trouve confronté à un paysage géopolitique bousculé par la récente réconciliation entre l’Ethiopie et l’Érythrée voisines.

Neuf ans après la dernière visite d’un président français - Nicolas Sarkozy - sur place, le chef de l’Etat aura un entretien bilatéral avec son homologue Ismaïl Omar Guelleh mardi matin avant de se rendre sur la base militaire française, la plus grande d’Afrique, qui compte 1.450 soldats.

Il s’agit par cette visite “de marquer la force de notre partenariat”, souligne-t-on à l’Elysée sur fond d’influence croissante de la Chine à Djibouti et sur l’ensemble du continent. “On a le traité de coopération en matière de défense signé en 2011 et il y a aussi des dossiers économiques qui sont en cours”.

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LE PROCÈS TAPIE, ABOUTISSEMENT D’UNE SAGA DE 26 ANS

PARIS - Bernard Tapie et le PDG d’Orange, Stéphane Richard, sont à partir de lundi les prévenus vedettes du procès pénal de l’arbitrage rendu en 2008 en faveur de l’ancien homme d’affaires dans son contentieux avec le Crédit Lyonnais sur la vente du fabriquant d’équipements de sport Adidas en 1993.

Après 10 ans de péripéties judiciaires, Bernard Tapie, 76 ans, est jugé pour escroquerie et détournement de fonds publics; Stéphane Richard, 57 ans, qui était alors directeur de cabinet de la ministre de l’Economie Christine Lagarde, pour complicité.

Le procès doit durer jusqu’au 5 avril. Les prévenus encourent des peines maximales de cinq à sept ans de prison, assorties d’amendes pouvant aller jusqu’à 375.000 euros.

Le volet civil a été purgé le 18 mai 2017 par la Cour de cassation : elle a confirmé la condamnation des époux Tapie à rembourser au CDR les 403 millions d’euros, dont 45 pour préjudice moral, accordés par l’arbitrage contesté de 2008.

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GHOSN PRIVÉ DE CONSEIL CHEZ NISSAN, RENAULT DISCUTE DE L’ALLIANCE

TOKYO/PARIS - Un tribunal de Tokyo a rejeté la requête de Carlos Ghosn, président déchu de Nissan, qui souhaitait participer mardi au conseil d’administration du constructeur automobile japonais, qui doit porter notamment sur un renforcement de son alliance avec Renault.

Carlos Ghosn, libéré sous caution mercredi après plus de cent jours de détention à Tokyo pour répondre d’accusations de malversations, avait soumis cette demande au tribunal de district de Tokyo, conformément aux conditions de sa libération, a déclaré à la presse son avocat Junichiro Hironaka.

L’avocat a précisé que son client pourrait faire appel, ajoutant que Nissan s’était fermement opposé à la présence de son ancien président, voulant sans doute éviter ainsi un face-à-face potentiellement explosif entre Carlos Ghosn et ceux qu’il accuse d’avoir fomenté un complot contre lui.

Même déchu de ses fonctions, Carlos Ghosn reste administrateur des trois groupes, car un vote des actionnaires en assemblée générale est requis pour mettre fin à ces mandats.

Selon plusieurs sources, le nouveau président de Renault, Jean-Dominique Senard, prendrait probablement la présidence de la nouvelle structure commune. Celle-ci remplacerait les entités basées aux Pays-Bas qui assurent actuellement le lien entre Renault et Nissan d’une part, Nissan et Mitsubishi d’autre part.

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