January 15, 2019 / 11:06 AM / 4 months ago

L'Italie teste le marché avec un emprunt syndiqué à 15 ans

MILAN, 15 janvier (Reuters) - L’Italie a émis mardi des obligations à 15 ans, son premier emprunt syndiqué depuis un an, testant ainsi le sentiment du marché après le compromis qui a mis fin à un bras de fer de plusieurs mois avec la Commission européenne sur le projet de budget 2019.

La décision du gouvernement, fin 2018, de réduire son déficit prévisionnel a entraîné une détente des taux longs italiens, permettant au Trésor de mener à bien des adjudications régulières la semaine dernière.

Le dernier emprunt syndiqué, sur 20 ans, avait été émis en janvier 2018, avant l’arrivée aux affaires d’un gouvernement populiste qui a sapé l’appétit pour la dette italienne.

La nouvelle émission, avec échéance à mars 2035, est offerte à 20-22 points de base au-dessus du papier comparable à septembre 2033, selon un des chefs de file de l’opération. La mise à prix est attendue dans la journée.

“On s’attend à un livre d’ordres conséquent et un montant total de 7,5 milliards d’euros”, a déclaré Christoph Rieger, responsable de la recherche obligataire chez Commerzbank. “Cela montrera au marché que (l’Italie) est capable de revenir, même sur les maturités longues, et cela devrait améliorer le sentiment qui avait pris un coup avec les histoires bancaires.”

Le rendement sur les obligations italiennes à 10 ans se détend de plus d’un point de base, à 2,839% mardi à la mi-journée, à son plus bas niveau depuis 11 jours..

Barclays, Citi, HSBC, JP Morgan et UniCredit sont co-chefs de file de l’émission du jour.

Dans le cadre d’un emprunt syndiqué, l’émetteur charge des banques de vendre directement aux investisseurs internationaux plutôt que d’organiser lui-même une adjudication. Parce qu’elles s’adressent à un cercle beaucoup plus large d’investisseurs, et disposant de moyens autrement plus importants que les locaux, ces opérations permettent de lever plus d’argent, sur des maturités souvent plus longues.

Les pays de second rang de la zone euro ont donc recours à ces emprunts pour tenter de rivaliser avec les émetteurs de référence comme l’Allemagne et la France.

En ajoutant les adjudications traditionnelles, les Etats de la zone euro ont levé un total de près de 40 milliards d’euros la semaine dernière selon Commerzbank. (Giulio Piovaccari, avec la contribution d’Abhinav Ramnarayan à Londres, Véronique Tison pour le service français, édité par Blandine Hénault)

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