December 5, 2018 / 3:13 PM / 7 days ago

GESTION 2019-Neuflize OBC guette les signes de changement de régime aux USA

PARIS, 5 décembre (Reuters) - Le ralentissement de l’économie américaine qui se profile pour le deuxième semestre de l’an prochain oblige les investisseurs à rester attentifs à l’évolution de la situation politique et à la conjoncture aux Etats-Unis tout en surveillant l’atterrissage mouvementé de l’économie chinoise, estime Neuflize OBC.

La banque, filiale du groupe néerlandais ABN Amro, n’a pour l’instant pas modifié en profondeur sa stratégie d’allocation d’actifs, qui continue de surpondérer les actions, y compris américaines. Mais elle a identifié les signaux dont l’évolution est susceptible de déclencher un basculement.

“Il y a de grandes chances pour qu’à la fin du premier trimestre 2019 ou au printemps, on se pose à nouveau la question de notre allocation d’actifs, en particulier pour les actifs risqués” pour prendre un compte un ralentissement “un peu plus franc” de l’économie américaine, a expliqué mercredi Olivier Raingeard, son directeur des investissements, lors d’une présentation à la presse.

Neuflize OBC prévoit pour les Etats-Unis une croissance de 2,7% sur l’ensemble de l’année prochaine, après 3% attendu cette année, mais avec un rythme d’expansion qui pourrait tomber autour de 1,6% ou 1,7% seulement au deuxième semestre, une prévision inférieure au consensus de marché (2,2%).

Si un tel ralentissement se matérialise, souligne Olivier Raingeard, “cela signifie que les indicateurs de confiance vont se retourner, avec un indice ISM manufacturier autour de 50-52”, contre 59,3 en novembre. Avec à la clé une croissance bénéficiaire qui pourrait tomber à zéro pour les entreprises américaines sur la deuxième moitié de l’année.

Pour Olivier Raingeard, trois variables seront donc à surveiller au cours des premiers mois de 2019 pour juger de la nécessité d’un éventuel ajustement des portefeuilles: la manière dont va fonctionner le Congrès américain à partir de janvier-février; l’évolution de l’investissement des entreprises américaines et la Chine, via les indicateurs de confiance des entreprises.

Concernant l’économie chinoise, explique Olivier Raingeard, “si l’on voit que la relance monétaire qui est à l’oeuvre ne fonctionne pas, cela signifiera que le mécanisme de transmission de la politique monétaire à la sphère économique ne fonctionne plus parce que l’endettement est trop important”.

“Cela signifierait qu’il se passe quelque chose de vraiment désagréable parce que les autorités chinoises perdraient leur levier d’action, donc on verrait un mécanisme un peu plus ‘vicieux’ se mettre en place.”

Une telle évolution remettrait en cause le scénario privilégié pour l’instant de “bumpy landing” de l’économie chinoise, un atterrissage cahoteux mais sans dégâts graves au final. (Marc Angrand, édité par Blandine Hénault)

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