December 4, 2018 / 12:36 PM / 14 days ago

GESTION-Pas de récession mais des points d'inflexion en 2019 - UBS

* Pas de catastrophe en vue en 2019, selon UBS

* La volatilité devrait rester élevée

* Une série de points d’inflexion à surveiller

* Un environnement difficile à naviguer

PARIS, 4 décembre (Reuters) - L’année 2019 ne devrait pas être marquée par une entrée en récession mais plutôt par une série de points d’inflexion caractéristiques d’une période de fin de cycle, dit-on chez UBS.

La performance économique mondiale devrait rester solide mais les tensions commerciales actuelles et l’incertitude entourant la croissance de la zone euro pourraient se conjuguer pour maintenir un niveau de volatilité élevé, selon le scénario privilégié par la banque suisse.

“Je ne crois pas à une récession l’année prochaine mais à des signes que l’on avance gentiment dans le cycle, avec une série de ‘turning points’, de points d’inflexion”, dit Philippe Müller, responsable global des thématiques d’investissement chez UBS.

Parmi ces tournants, le stratège voit une détérioration du ‘mix’ inflation-croissance, caractéristique selon lui d’une fin de cycle, avec une croissance globale qui devrait ralentir et une inflation qui resterait contenue.

Autre point d’inflexion en vue, le retour probable de la convergence des croissances économiques de part et d’autre de l’Atlantique, avec un ralentissement aux Etats-Unis et une stabilisation du côté de la zone euro, ajoute-t-il.

“Des points d’inflexion sont à prévoir aussi avec le retrait aux Etats-Unis du soutien fiscal et de celui la banque centrale, avec la réduction de son bilan”, dit Philippe Müller, qui mise sur trois hausses de taux par la Réserve fédérale l’an prochain, et non pas une seule, comme le privilégient actuellement les marchés.

QUELQUES “RISQUES POSITIFS”

Il évoque encore un ‘turning point’ avec le ralentissement probable de la croissance des bénéfices des entreprises américaines.

“On ne part pas à la catastrophe mais on va entrer dans un année plus difficile à naviguer au cours de laquelle on parlera de plus en plus de récession” sans nécessairement qu’elle se matérialise, dit-il.

Si les risques négatifs sont légion, il existe également des “risques positifs”, dit encore Philippe Müller, qui donne les exemples récents des signaux considérés comme accommodants lancés par la Fed et de la trêve conclue entre les Etats-Unis et la Chine sur le front commercial.

“Cela dit, je doute qu’ils puissent trouver un accord en 90 jours”, tempère-t-il sur ce dernier point.

Des turbulences sont donc encore à prévoir l’année prochaine mais les bons fondamentaux devraient encore s’imposer, selon UBS, qui continue de surpondérer les actions globales, avec une préférence pour les actions à dividende solide (“value”) plutôt que pour les titres de croissance.

Du côté des obligations, la banque suisse dit privilégier la dette souveraine libellée en dollars.

Voir aussi :

LE POINT sur les perspectives de marché 2019 des gérants et stratèges

Patrick Vignal, édité par Blandine Hénault

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