November 29, 2018 / 7:00 PM / 14 days ago

LEAD 1-Budget: Di Maio et Salvini croient en un accord avec Bruxelles

(Actualisé avec Salvini et UE)

BRUXELLES, 29 novembre (Reuters) - Le projet de budget italien pour 2019 n’est pas intangible et un accord avec les autorités européennes est envisageable, a déclaré jeudi Matteo Salvini, vice-président du Conseil italien, faisant écho aux propos optimistes prononcés auparavant par Luigi Di Maio.

Prié de dire si le déficit de 2,4% prévu dans ce projet de budget était susceptible d’être corrigé pour ne plus représenter que 2,2%, Matteo Salvini a répondu: “Il n’est pas écrit dans les Commandements de la Bible qu’il faille 2,4%.”

Luigi Di Maio, l’autre vice-président du Conseil italien, déclarait quelques heures plus tôt qu’il s’attendait à un compromis avec la Commission européenne sur le projet de budget 2019.

“Je pense que nous allons trouver un compromis sans sacrifier (les intérêts de) nos citoyens”, a-t-il déclaré à la presse à Bruxelles, précisant que les négociations portaient sur la structure générale du budget, plutôt que sur l’ajustement à la décimale près de l’objectif en terme de déficit.

Les déclarations des deux hommes n’ont eu aucune incidence sur la décision des membres du Comité économique et financier (CEF) de l’Union européenne, qui ont approuvé jeudi la mise en oeuvre d’une nouvelle étape de la procédure disciplinaire qui vise l’Italie.

C’est à la Commission européenne qu’il reviendra de décider si elle recommande l’ouverture formelle d’une procédure à l’encontre de Rome et le dernier mot appartiendra aux gouvernements européens.

Menée à son terme, la procédure pourrait aboutir à l’instauration de sanctions financières contre l’Italie qui pourrait en outre éprouver de nouvelles difficultés à se financer sur les marchés.

François Villeroy de Galhau, membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) l’a rappelé jeudi soir à Rome.

“Si les déficits et la dette publics étaient la clé de la croissance, nos deux pays (la France et l’Italie, ndlr) en seraient les champions en Europe”, a dit le gouverneur de la Banque de France.

“Ce n’est malheureusement pas le cas. À court terme, il n’est pas sûr qu’un déficit accru, s’il s’accompagne globalement d’une prime de risque accrue sur les taux d’intérêt, ait un effet positif sur la croissance.” (Francesco Guarascio avec Massimiliano Di Giorgio et Gavin Jones à Rome Jean-Philippe Lefief et Nicolas Delame pour le service français)

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