November 27, 2018 / 8:30 AM / 18 days ago

GESTION 2019-Credit Suisse mise sur la prolongation du cycle

* La croissance mondiale ne devrait que légèrement ralentir

* Un contexte favorable aux actions, émergentes incluses

* Le dollar devrait rester stable

PARIS, 27 novembre (Reuters) - Un ralentissement limité de la croissance, un apaisement relatif des tensions politiques et un rééquilibrage des marchés émergents: pour Credit Suisse, l’année 2019 ne sera pas encore celle du retournement de tendance mais plutôt celle de la prolongation du cycle actuel, ce qui devrait profiter aux actifs à risque.

Soulignant que le cycle de l’économie américaine reste prépondérant pour les marchés financiers internationaux, le groupe helvétique de services financiers et de gestion de fortune dit s’attendre à ce que la politique monétaire de la Réserve fédérale ait un effet “modérateur” sur l’économie.

“Le risque de contraction semble en revanche limité, tout du moins pour 2019”, ajoute-t-il.

Ce ralentissement américain et le resserrement des politiques monétaires dans les pays émergents hors Chine devraient ramener la croissance mondiale à 3,1% l’an prochain après 3,3% cette année.

Parallèlement, l’inflation resterait contenue, dissuadant la Fed de pousser trop loin le resserrement de sa politique monétaire.

“Au vu de la croissance économique et de la normalisation des politiques monétaires dans les marchés développés sans menace immédiate de contraction, nous nous attendons à ce que les actifs risqués comme les actions et les obligations des pays émergents se reprennent en 2019”, déclare dans un communiqué Michael Strobaek, directeur mondial des investissements de Credit Suisse.

Pour ce qui est des actions, le groupe table sur un rendement total (dividendes inclus) de 5,5% pour les actions américaines l’an prochain, de 4% pour celles de la zone euro, de 5% pour les britanniques et de 8,3% pour celle des pays émergents, mais de 1,5% seulement pour les japonaises.

CONFIANCE MAINTENUE DANS LES “TECHS”

Du point de vue sectoriel, il table sur de bonnes performances pour les “grands secteurs de pointe, comme celui des technologies de l’information”, qui figure pour l’instant parmi ses préférés, ou pour celui de la santé.

Pour ce qui est des devises, Credit Suisse a une perspective neutre pour l’euro-dollar pour 2019 expliquant que l’amorce du resserrement des politiques monétaires hors des États-Unis et la diminution des écarts de croissance avec les autres pays avancés devraient défavoriser le billet vert.

“Quant à la discorde entre l’Italie et l’Union européenne à propos du déficit budgétaire, il nous semble peu probable que la Banque centrale européenne cède aux pressions des dirigeants italiens. L’euro ne devrait donc pas souffrir outre mesure de ces tensions.”

Il est plus positif pour la livre sterling et pour les monnaies émergentes, dont certaines bénéficient d’un avantage en matière de portage, comme le réal brésilien et la livre turque.

Le yuan chinois, lui, devrait rester sous pression, Credit Suisse ne croyant pas à une résolution rapide du différend commercial entre la Chine et les Etats-Unis, un contexte qui assurerait la poursuite de l’assouplissement de la politique monétaire chinoise.

Parmi les devises refuges, Credit Suisse privilégie le yen, sous-évalué, par rapport au franc suisse, “plus cher”.

Les rendements obligataires souverains devraient parallèlement poursuivre leur lente remontée tandis que les écarts de rendement (“spreads”) du crédit “corporate” se creuseraient. (Marc Angrand, édité par Blandine Hénault)

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below