November 23, 2018 / 9:58 AM / 19 days ago

Le ministre en chef de Gibraltar évoque un accord avec l'Espagne

LONDRES, 23 novembre (Reuters) - Gibraltar a travaillé “très dur” avec l’Espagne pour parvenir à un accord sur son avenir après le Brexit et ces efforts ont porté leurs fruits, a déclaré vendredi le ministre en chef du petit territoire britannique, Fabian Picardo.

“Nous avons travaillé très dur et nous sommes en fait parvenus à un accord avec nos collègues espagnols sur la place de Gibraltar dans le processus de retrait (...) En toute bonne foi, nous avons travaillé ensemble et obtenu des résultats”, a-t-il dit à la BBC.

“Si (l’accord de retrait) est rouvert à propos de Gibraltar pour une simple virgule ou un simple point, il risque d’être rouvert sur n’importe quelle autre question”, a mis en garde Fabian Picardo.

Le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, a affirmé jeudi, à l’issue d’une conversation avec la Première ministre britannique Theresa May, que l’Espagne opposerait son “veto” au Brexit si elle n’obtenait pas gain de cause sur la question de Gibraltar.

Pour Fabian Picardo, Madrid n’a donc plus à brandir la menace d’un “veto” - d’ailleurs tout symbolique.

Pedro Sanchez réclame que figure dans l’accord de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, comme dans la déclaration politique sur les futures relations entre Londres et Bruxelles que les dirigeants européens doivent adopter dimanche, la mention que le futur statut de Gibraltar devra être négocié directement entre Britanniques et Espagnols, et non Européens.

Cette idée ne séduit guère ses partenaires européens qui soupçonnent le chef du gouvernement espagnol de se livrer à une manoeuvre politique pour asseoir son autorité avant les élections régionales de décembre en Andalousie.

Dans les faits, l’Espagne ne dispose pas d’un droit de veto, l’article 50 du traité européen qui organise la sortie d’un Etat membre prévoyant que l’accord de retrait doit être approuvé non pas à l’unanimité, mais à la majorité qualifiée des Etats membres.

Les dirigeants européens souhaiteraient cependant continuer à présenter un front uni face à Londres comme ils l’ont fait depuis le début des négociations. (Alistair Smout; Tangi Salaün et Guy Kerivel pour le service français)

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