November 20, 2018 / 11:13 AM / 21 days ago

Carney (BoE) soutient le projet d'accord sur le Brexit

LONDRES, 20 novembre (Reuters) - Le gouverneur de la Banque d’Angleterre (BoE) a apporté son soutien mardi à un projet d’accord sur le Brexit conclu par la Première ministre Theresa May et des représentants de l’Union européenne (UE) car il permettrait, selon lui, une sortie en douceur de la Grande-Bretagne.

“Nous soulignons depuis le début l’importance d’avoir une période de transition entre les arrangements actuels et les arrangements définitifs”, a-t-il déclaré, à l’occasion d’une audition parlementaire.

“Nous saluons donc les arrangements de transition dans l’accord de retrait (...) et prenons acte de la possibilité d’étendre la période de transition”.

L’accord sur le Brexit négocié par Theresa May a provoqué jeudi dernier une crise politique à Londres, avec la démission de plusieurs ministres - dont le ministre chargé du Brexit Dominic Raab - et le déclenchement par les députés conservateurs eurosceptiques d’une procédure en vue d’un vote de défiance.

Theresa May a déclaré dimanche dernier qu’un vote de défiance des parlementaires conservateurs à son encontre, qui la contraindrait à abandonner ses fonctions à la tête du gouvernement, risquerait de repousser la date du Brexit.

Mark Carney a également dit que l’analyse que doit fournir la BoE sur les implications économiques du Brexit ne comporterait pas d’étude sur les répercussions si la Grande-Bretagne décidait finalement de rester dans l’UE.

“Nous n’avons pas l’intention de faire une analyse supplémentaire sur un troisième scénario qui serait l’absence de Brexit”, a-t-il dit.

La BoE a annoncé ce mardi qu’elle avancerait au 28 novembre la publication des résultats des tests de résistance bancaires et qu’elle pourrait livrer ainsi une analyse de la manière dont elle compte gérer l’éventualité d’un Brexit “sans accord” avant que le Parlement ne se prononce lui sur l’accord de retrait.

Carney, et d’autres responsables de la BoE qui s’exprimaient également devant le Parlement, ont répété à l’adresse des investisseurs qu’il ne fallait pas attendre de la part de la banque centrale qu’elle réagisse à une éventuelle absence d’accord sur le Brexit en réduisant les taux d’intérêt, comme elle l’avait fait après le référendum sur le Brexit du 23 juin 2016. (Andy Bruce, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Marc Joanny)

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