November 16, 2018 / 2:22 AM / a month ago

Facebook dévoile un plan visant à lutter contre les contenus inappropriés

SAN FRANCISCO, 16 novembre (Reuters) - Le PDG de Facebook , Mark Zuckerberg, a dévoilé jeudi un plan destiné à réprimer les contenus inappropriés tout en laissant place à la liberté d’expression, après que le réseau social a été accusé de ne pas avoir lutté contre la propagande russe sur sa plateforme ces dernières années.

Les agences du renseignement américain ont établi que la Russie a interféré dans l’élection présidentielle américaine de 2016, en utilisant notamment des contenus de propagande sur les réseaux sociaux, pour nuire à la candidate démocrate Hillary Clinton au profit de Donald Trump. Moscou a nié toute ingérence.

Plusieurs pays occidentaux ont accusé le mois dernier la Russie d’avoir mené de vastes cyberattaques au niveau mondial pour affaiblir les démocraties occidentales.

Durant une conférence de presse téléphonique avec des journalistes et dans un message publié sur Facebook, Mark Zuckerberg a déclaré avoir agi avec promptitude pour lutter face au “défi russe” et soutenir une réglementation qui encourage les sociétés à restreindre la prévalence des “contenus nocifs”.

Il s’exprimait après la parution mercredi d’un article du New York Times selon lequel sa directrice adjointe Sheryl Sandberg et lui-même ont ignoré les signes que Facebook pourrait être “utilisé pour entraver des élections (...) et inspirer des campagnes haineuses et meurtrières autour du globe”.

Quand ces signes se sont vérifiés, ajoutait le journal, les dirigeants du réseau social ont cherché à dissimuler cela au public.

De nombreux parlementaires américains ont dit que l’administration américaine devait enquêter et réguler Facebook, devenu une source d’information quotidienne pour plus de deux milliards de personnes à travers le monde.

Mark Zuckerberg a annoncé de nouvelles mesures de régulation, dont la création d’ici la fin 2019 d’une entité indépendante chargée d’analyser les réclamations d’utilisateurs estimant que leur contenu a été banni de manière injuste.

L’un des objectifs est de s’assurer qu’aucun contenu n’est supprimé pour des motifs commerciaux, a-t-il précisé.

Les utilisateurs pourront aussi choisir s’ils veulent que du contenu considéré comme “limite” apparaisse dans leur fil d’actualité, a-t-il ajouté.

“J’arrive de plus en plus à la conclusion que nous ne devrions pas chez Facebook prendre seuls tant de décisions importantes sur la liberté d’expression et la sécurité”, a écrit Mark Zuckerberg dans un message publié sur le réseau social.

La compagnie s’est trouvée sur la sellette après qu’un lanceur d’alerte a révélé en mars dernier que les données de 50 millions d’abonnés du réseau social avaient été détournées par le cabinet londonien Cambridge Analytica, qui les a notamment utilisées lors de la campagne présidentielle américaine de 2016.

Facebook a été victime fin septembre d’une cyberattaque durant laquelle les pirates ont eu accès aux comptes d’une trentaine de millions d’utilisateurs.

Pour la première fois, Facebook a dévoilé jeudi des données liées à des contenus inappropriés, disant avoir identifié plus de deux millions de messages ayant trait au harcèlement et aux brimades entre avril et septembre derniers. (Paresh Dave; Jean Terzian pour le service français)

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