November 15, 2018 / 3:36 PM / 25 days ago

Rome cherche à échapper aux sanctions de l'UE sur son budget

ROME, 15 novembre (Reuters) - Le gouvernement italien cherche à échapper aux sanctions européennes sur le dossier de son budget 2019, a déclaré jeudi le vice-président du conseil Luigi Di Maio, soulignant qu’il ne voulait pas que les Italiens soient pénalisés.

“Quand ils nous demandent de respecter les règles, ils nous demandent un budget de sang et de larmes”, a-t-il dit.

Mercredi, l’Italie a soumis à la Commission européenne un nouveau projet de budget 2019 comportant les mêmes hypothèses de croissance et de déficit que le précédent, choisissant la confrontation, après le rejet d’une première mouture du budget le mois dernier au regard des règles européennes.

L’exécutif rendra un avis le 21 novembre et peut engager une procédure disciplinaire contre Rome, qui pourrait déboucher sur de lourdes amendes même si cela ne s’est encore jamais fait.

“Nous nous efforçons d’éviter une procédure disciplinaire”, a dit Luigi Di Maio.

Ces propos ont été confirmés par le président du Conseil Giuseppe Conte qui a déclaré jeudi qu’il discuterait avec la Commission “non pas pour demander de moduler la procédure, mais pour les inviter à envisager de ne pas la lancer du tout”.

Deux quotidiens italiens ont rapporté jeudi matin que Giuseppe Conte tentait de convaincre Bruxelles que toute sanction prise à l’encontre de l’Italie devrait porter sur une infraction des règles budgétaires communautaires non pas sur la dette, mais sur un déficit jugé excessif.

De son côté, le ministre de l’Economie Giovanni Tria a dit que l’Italie avait l’intention de poursuivre le dialogue avec la Commission, tout en travaillant à prendre des mesures visant à favoriser l’efficacité de la stratégie du gouvernement.

Il a reconnu que le budget italien proposait “une réponse différente de (celles) du passé” mais a ajouté qu’elle n’en était “pas moins solide, ni moins crédible”‘ pour autant.

Il a ensuite reproché à l’Europe de se montrer incapable de mettre en oeuvre une politique coordonnée permettant de faire face au ralentissement général de l’économie dans la zone euro. (Angelo Amante à Rome et Riccardo Bastianello à Padoue, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Blandine Hénault)

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below