November 11, 2018 / 2:28 PM / a month ago

Telecom Italia dément un conseil extraordinaire visant à changer son dirigeant

MILAN, 11 novembre (Reuters) - Telecom Italia (TIM) a assuré dimanche qu’il n’envisageait pas de convoquer un conseil d’administration extraordinaire la semaine prochaine, démentant des informations de presse selon lesquelles certains administrateurs souhaiteraient pouvoir, à cette occasion, remercier son dirigeant Amos Genish.

Proche de Vivendi, premier actionnaire de TIM avec 24% du capital, Amos Genish avait été confirmé à la tête de l’opérateur télécom italien en mai dernier après un remaniement du conseil d’administration.

Selon le quotidien Il Messaggero, certains membres du conseil, appuyés par le fonds activiste Elliott, souhaitent la réunion d’un conseil extraordinaire afin de remplacer l’administrateur délégué.

“Le prochain conseil est prévu pour le 6 décembre et aucune réunion extraordinaire n’est prévue avant cette date”, a déclaré dimanche un porte-parole de TIM.

De son côté, un porte-parole de Vivendi a réaffirmé que le groupe soutenait totalement le dirigeant de TIM et sa stratégie.

A la question de savoir s’il appellerait à une assemblée générale extraordinaire (AGE) en vue d’un remaniement du conseil, il a simplement réaffirmé que le groupe “ferait tout pour protéger ses intérêts”.

Vivendi avait jugé “choquante”, le 9 novembre, la décision du conseil de TIM d’inscrire deux milliards d’euros de dépréciations d’actifs dans les comptes trimestriels et avait fait savoir qu’il n’excluait pas de demander une assemblée générale extraordinaire.

Vivendi considère que le fonds activiste Elliott est responsable de la baisse de la valeur boursière de TIM et qu’Amos Genish n’est qu’un bouc émissaire, dans ce qu’il qualifie de “désorganisation totale” et de “manque total de gouvernance”.

L’action TIM a perdu près de 29% de sa valeur depuis le début de l’année à la Bourse de Milan, ce qui a ramené sa capitalisation boursière à un peu plus de 780 millions d’euros.

Vivendi et Elliott sont à couteaux tirés depuis que le fonds a pris le contrôle du conseil d’administration de Telecom Italia à la suite de l’assemblée générale du 4 mai.

La liste présentée par le fonds activiste avait alors obtenu les deux tiers des sièges au conseil, affaiblissant l’influence que détenait jusque-là le groupe français.

Interrogé, le fonds Elliott s’est refusé à tout commentaire sur l’article d’Il Messaggero.

Agnieszka Flak, Pascale Denis pour le service français, édité par Elizabeth Pineau

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