November 7, 2018 / 4:18 PM / a month ago

LEAD 1 -France-Prévisions de croissance et déficit maintenues dans le PLFR

(Actualisé avec précisions)

PARIS/CHARLEVILLE-MEZIERES, Ardennes, 7 novembre (Reuters) - L e déficit de l’Etat atteindra 80 milliards d’euros en 2018 selon le projet de loi de finances rectificative (PLFR) présenté mercredi au conseil des ministres, dans lequel le gouvernement a maintenu ses prévisions d’une croissance de 1,7% et d’un déficit public à 2,6% du produit intérieur brut (PIB).

Ce collectif budgétaire de fin d’année ne comporte “aucune nouvelle disposition fiscale et donc aucun nouveau prélèvement”, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, lors du compte rendu du conseil des ministres, à Charleville-Mézières (Ardennes).

Il se fonde sur une prévision de croissance pour l’ensemble de l’année 2018 maintenue à 1,7%, une projection qualifiée d’”un peu élevée” dans un avis rendu mercredi par le Haut conseil des finances publiques, qui juge “une croissance de 1,6% (...) plus vraisemblable”.

Le texte confirme également l’objectif d’un déficit public ramené à 2,6% du PIB en fin d’année (après 2,7% fin 2017), un niveau jugé “plausible” par le HCFP.

Dans ce PLFR, qui permet au gouvernement de procéder à des ajustements de fin d’année, la prévision de déficit de l’Etat pour 2018 a été revue en légère baisse, à 80 milliards d’euros, contre 81,3 milliards d’euros anticipé dans le cadre du projet de loi de finances (PLF) pour 2019 présenté fin septembre et en cours de discussion au Parlement.

Cette amélioration est “essentiellement due aux cessions du capital de Safran qui ont été faites” début octobre, indique-t-on à Bercy.

A ce niveau, le déficit budgétaire s’avère inférieur de 5,7 milliards d’euros à la prévision de la loi de finances initiale (85,7 milliards). Mais il reste bien supérieur à celui de 67,8 milliards enregistré en 2017, un creusement notamment lié au fait que l’Etat a assumé le coût des baisses de prélèvements sociaux, en compensant leur coût pour la Sécurité sociale par des transferts.

Au total, les recettes du budget général n’ont pas évolué significativement (à 306,9 milliards contre 306,3 milliards dans le PLF 2019).

Côté dépenses, la variation reste également limitée, avec 2,7 milliards d’euros d’annulations de crédits - qui selon Bercy portent sur “de véritables mises en réserve” et ne poseront donc pas de difficultés de gestion - et 2,1 milliards d’euros d’ouvertures de crédits.

“Les dépenses du budget général sont donc maîtrisées et nous allons poursuivre (...) sur la voie de la sincérisation des comptes publics”, a souligné Benjamin Griveaux.

L’avis du HCFP :

bit.ly/2F8koN8 (Marine Pennetier à Charleville-Mézières, Jean-Baptiste Vey et Myriam Rivet à Paris, édité par Yves Clarisse)

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below