October 23, 2018 / 11:39 AM / 25 days ago

Le Maire appelle Vallourec à ses responsabilités pour Ascoval

STRASBOURG, 23 octobre (Reuters) - L’Etat s’efforcera de trouver une solution pour chaque salarié de l’aciérie Ascoval de Sainte-Saulve (Nord) menacée de fermeture, a assuré mardi le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, qui en a appelé à la responsabilité de Vallourec, ancien copropriétaire du site.

L’hypothèse d’une reprise de l’aciérie et de ses 270 salariés s’est éloignée lundi après que Vallourec – dont l’État est actionnaire à hauteur de 15% via Bpifrance - a annoncé qu’il ne soutiendrait pas financièrement la société Altifort, candidat privilégié par l’Etat pour la reprise du site.

“Vallourec a cédé le site, c’est des salariés qui travaillaient pour Vallourec et Vallourec ne peut pas écarter d’un revers de la main ses responsabilités en la matière”, a affirmé Bruno Le Maire lors d’un point de presse, en marge d’un déplacement au Parlement européen à Strasbourg.

“Nous avons mobilisé tous les moyens de l’Etat pour qu’il y ait une solution pour les salariés d’Ascoval et pour que l’option d’une reprise, qui a toujours été mon option privilégiée, puisse aboutir, mais nous sommes un Etat responsable et un Etat responsable ne s’engage pas à la légère vis-à-vis des salariés”, a-t-il ajouté, laissant entendre que cette piste devrait être abandonnée.

La chambre commerciale du Tribunal de Grande Instance de Strasbourg doit examiner mercredi les offres de reprise d’Ascoval, une co-entreprise d’Ascometal et de Vallourec exclue début 2018 du périmètre de rachat d’Ascometal par le groupe suisse Schmolz + Bickenbach.

La secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie, Agnès Pannier-Runacher, était toutefois à Valenciennes mardi pour tenter de trouver une solution avec les représentants d’Altifort et des salariés.

Bruno Le Maire en a également appelé à la “responsabilité” des élus, quelque jours après que Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France et son ancien camarade au sein des Républicains, parti qu’ils ont tous deux quitté, eut accusé l’Etat de préparer “l’assassinat” d’Ascoval.

“Il n’y a pas de place pour les polémiques inutiles, les emportements faciles sur ce sujet. C’est lorsque nous sommes tous rassemblés, le repreneur éventuel les salariés, les élus locaux, les élus nationaux et le gouvernement que nous arrivons à trouver des solutions”, a-t-il dit. (Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse)

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