October 8, 2018 / 4:57 PM / 2 months ago

Zone franc-Priorité aux recettes fiscales, à la lutte anti-blanchiment

PARIS, 8 octobre (Reuters) - Les pays de la zone franc se sont engagés lundi à Paris à améliorer la collecte des taxes afin de disposer de plus de ressources pour financer leur croissance et ont adopté un plan d’action sur la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme.

Les gouverneurs des banques centrales de la zone, ainsi que les ministres des Finances des 14 Etats d’Afrique de l’ouest et centrale, plus les Comores, qui la composent, étaient réunis à Bercy autour du ministre français de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire et du gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau.

“Tous les Etats de la zone franc ont adopté un plan d’action et un calendrier détaillé pour le renforcement de la lutte anti-blanchiment et le renforcement de la lutte contre le financement du terrorisme”, a annoncé Bruno Le Maire lors d’une conférence de presse en clôture de cette réunion.

“C’est un point d’étape absolument majeur qui a été franchi aujourd’hui”, a-t-il ajouté, évoquant une “avancée majeure” sans toutefois fournir de précisions sur ce plan.

La réunion des grands argentiers de la zone franc a également abordé la question de la mobilisation des recettes fiscales, qui reste insuffisante (autour de 15% du PIB en moyenne dans les pays de la zone), ce qui limite les ressources disponibles pour financer la croissance et réduire l’endettement.

“Une meilleure mobilisation des recettes fiscales, c’est plus de croissance et c’est moins d’endettement”, a rappelé Bruno Le Maire.

UN “ÉNORME” POTENTIEL FISCAL INEXPLOITÉ

Les pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) se sont notamment fixé un objectif chiffré: “avoir 20% de recettes fiscales sur leur richesse nationale (...) d’ici 2020”, a précisé Bruno Le Maire.

Un objectif “très ambitieux pour beaucoup d’Etats et qui ne sera pas simple à atteindre”, reposant sur l’engagement de “chacun des Etats membres de l’UEMOA”, d’augmenter d’un point chaque année le ratio recettes fiscales sur PIB.

Pour “atteindre cet objectif que nous nous sommes fixé ensemble (...), nous avons établi un plan d’action qui a plusieurs volets”, a précisé Romuald Wadagni, le ministre béninois de l’Economie et des Finances, qui assure la présidence du conseil des ministres de l’UEMOA, en évoquant notamment une “harmonisation des pratiques fiscales” et la “modernisation de l’administration, particulièrement l’administration fiscale”.

Le ministre gabonais de l’Economie Jean-Marie Ogandaga, président du comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (UMAC), a quant à lui souligné qu’il ne s’agissait pas de “partager des rêves” mais que la “réalité sur le terrain” montre que les recettes fiscales peuvent être augmentées “de façon significative”.

“Nous n’atteignons même pas 30 à 40% du potentiel fiscal auquel nous pouvons prétendre” et en mettant en oeuvre “les différents chantiers, nous arriverons à une assiette fiscale (...) confortable (sans avoir) épuisé le potentiel fiscal de nos pays”, qui “est encore énorme”. (Myriam Rivet, édité par Yves Clarisse)

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below