September 27, 2018 / 12:37 PM / 3 months ago

Brexit-Même sans accord il faudra bien des arrangements, dit l'UE

BRUXELLES, 27 septembre (Reuters) - L’Union européenne attendra l’issue du Conseil européen des 17 et 18 novembre avant de se lancer, le cas échéant, dans de véritables préparatifs pour une sortie “sans accord” du Royaume-Uni de l’UE, dit-on de sources diplomatiques à Bruxelles.

Mercredi, les représentants des 27 pays qui resteront dans l’Union après le Brexit, fixé au 29 mars 2019, se sont penchés sur les mesures à envisager en cas d’échec des négociations avec Londres.

“Mais avant de nous lancer à fond dans les préparatifs d’un ‘non-accord’, nous devons attendre et savoir si - et quand - on doit considérer que les négociations avec la Grande-Bretagne ont officiellement échoué”, a dit un diplomate européen. “Nous nous sommes donné jusqu’en novembre”, a-t-il précisé.

“Il y a des domaines où nous devrons agir pour avoir quelque chose en place le 30 mars (2019), quoi qu’il arrive”, a-t-il ajouté.

Les conseils aux entreprises et aux particuliers britanniques, diffusés récemment par Londres en cas de “no deal”, prévoient encore un haut niveau de coopération entre le Royaume-Uni et les Vingt-Sept après le Brexit.

“Même en cas de non-accord, on voit que les Britanniques imaginent beaucoup d’arrangements particuliers dans tel ou tel secteur”, constate un autre diplomate européen. “Et il est clair que dans certains domaines, comme le transport aérien, il faudra bien continuer à nous entendre.”

Mais si les règles qui existent actuellement dans des domaines comme celui des transports pourront continuer à être appliquées, cela s’annonce plus difficile dans d’autres secteurs, par exemple les douanes.

Dans le cas d’un “no deal”, il faudra que les Vingt-Sept se mettent d’accord sur les moyens d’en atténuer le plus possible les inconvénients pratiques.

Principal point de friction, la question de la frontière entre l’Irlande du Nord, province du Royaume-Uni, et la République d’Irlande, où tout le monde veut éviter le rétablissement de contrôles - sans trop savoir comment puisque Londres insiste pour sortir du marché unique et de l’union douanière.

Les désaccords internes à la Grande-Bretagne, y compris au sein du Parti conservateur au pouvoir et même dans le gouvernement de Theresa May, viennent encore compliquer la situation. Avec, en fin de compte, le risque que le Parlement de Westminster rejette un éventuel projet d’accord.

Lors du sommet de Salzbourg la semaine dernière, chaque camp a campé sur ses positions, l’UE rejetant le plan de Chequers présenté en juillet par Theresa May. “Une sorte de danse rituelle” où chacun espère que l’autre finira par céder, commente un diplomate européen.

Le porte-parole de la Commission européenne, Margaritis Schinas, a réaffirmé jeudi que l’exécutif européen “se préparait à tous les scénarios”. “Il faut garder son calme et poursuivre les négociations”, a-t-il insisté.

Le négociateur en chef européen, Michel Barnier, a aussi souligné jeudi que l’UE continuait de “travailler à un Brexit ordonné et à un futur partenariat ambitieux avec le Royaume-Uni, qui devra inclure d’étroites relations économiques”.

Avec Alastair Macdonald et Francesco Guarascio; Guy Kerivel pour le service français

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