September 26, 2018 / 5:36 PM / a month ago

Macron veut "moduler" le G7 en fonction des thématiques

NATIONS UNIES, 26 septembre (Reuters) - Emmanuel Macron a annoncé mercredi sa volonté de “moduler” les réunions du G7, ce club des sept pays les plus industrialisés dont la France assurera la présidence tournante en 2019, en fonction des thématiques, évoquant la possibilité d’inviter la Chine, l’Inde ou encore l’Union africaine autour de la table.

Il s’agit d’”inventer d’autres formes de discussion et de moduler le club en fonction des thématiques”, a dit le chef de l’Etat français à des journalistes en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. “On doit avoir une session commerce où on associera les Chinois et, si on veut s’attaquer au sujet de la transformation numérique et du digital, il faut avoir par exemple les Indiens autour de la table”.

“Si on veut avoir une séquence utile sur l’éducation, ce n’est pas un ‘statement’ à sept qu’il faut, c’est pouvoir avoir les Africains et en particulier l’Union africaine, et les puissances clefs sur ce sujet autour de la table”, a-t-il ajouté.

“Je crois à un multilatéralisme beaucoup plus créatif et plus mobile où on ne s’enferme pas dans des formes étatiques convenues, où on fait toujours les mêmes déclarations d’année en année”.

Le G7 regroupe la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie, le Japon, le Canada et les Etats-Unis. Le prochain sommet se tiendra du 25 au 27 août 2019 à Biarritz.

Emmanuel Macron avait fait savoir en juin qu’il aimerait que le président russe Vladimir Poutine - dont le pays a été exclu du G7 (qui était alors G8) en raison du conflit en Ukraine - soit présent au sommet de l’année prochaine.

“S’il respecte le processus de Minsk (de règlement du conflit-NDLR) et fait les avancées qu’il a accepté de faire et qu’il se conforme aux demandes des sept membres du G7 il peut tout à fait être présent et il y a sa place”, a précisé le président français aux Nations unies. “S’il ne respecte pas le processus de Minsk, je ne serais pas favorable à ce qu’il soit présent à Biarritz”.

Le président français avait déjà exprimé fin août sa volonté de réformer le G7 et les ambitions de ce “théâtre d’ombres et de divisions” après un sommet 2018 en juin au Canada traversé par des lignes de fracture.

Quelques heures après l’annonce d’un communiqué commun, le président américain Donald Trump s’était fendu d’un tweet dans lequel il rejetait les termes de la déclaration finale obtenue après de longues tractations à la Malbaie.

Cette volte-face avait été accueillie froidement par les autres membres du G7, au premier rang desquels la France qui avait dénoncé une forme d’’”incohérence” et d’”inconsistance” et appelé à être “sérieux”. (John Irish aux Nations unies, Marine Pennetier à Paris, édité par Yann Le Guernigou)

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