August 23, 2018 / 12:07 PM / a month ago

RPT-La BCE s'inquiète des tensions commerciales-minutes

(rajout de mots manquants dans le Lead para)

FRANCFORT, 23 août (Reuters) - Le protectionnisme et la menace d’une escalade des tensions commerciales constituent le principal risque pour l’économie de la zone euro qui reste pour l’instant fermement sur la trajectoire antérieure, ont jugé les responsables de la BCE lors de leur dernière réunion de politique monétaire, le 26 juillet.

Au cours de cette réunion marquée par peu voire aucun désaccord, les responsables monétaires ont collectivement estimé que l’économie évoluait conformément aux attentes et qu’aucune inflexion monétaire n’était donc justifiée, montre le compte-rendu publié jeudi.

Les marchés financiers n’ont pas réagi à la publication de ces “minutes”.

La BCE a maintenu fin juillet sa politique monétaire inchangée, comme attendu, et confirmé son intention de mettre un terme à son programme d’assouplissement quantitatif (QE) à la fin de l’année et de laisser ses taux directeurs à leurs niveaux actuels “au moins jusqu’à l’été 2019”.

“Les incertitudes liées aux facteurs globaux demeurent dominantes, en particulier en ce qui concerne la menace du protectionnisme et le risque d’escalade dans les tensions commerciales”, souligne le compte-rendu.

“Les tensions pourraient déboucher sur un recul plus généralisé de la confiance au sein de l’économie mondiale, au-delà des conséquences directes de l’imposition de tarifs douaniers”, ajoute la BCE.

Si le risque d’une guerre commerciale pèse déjà sur la confiance, l’impact effectif sur la croissance est resté mitigé jusqu’à présent et les responsables monétaires de la BCE ont dit s’attendre à ce que le ralentissement de l’activité constaté au premier semestre soit temporaire.

La zone euro connaît une sixième année consécutive d’expansion, un niveau d’emploi au plus haut et des perspectives solides, avec une croissance désormais alimentée par la demande intérieure, y compris dans les pays périphériques.

Même l’inflation est orientée à la hausse bien que les responsables monétaires soient en désaccord sur le point de savoir si un taux de 1,7% en rythme annuel projeté pour les trois prochaines années est conforme ou inférieur à l’objectif de la BCE d’une hausse des prix proche mais inférieure à 2% l’an à moyen terme.

“Les membres (du conseil des gouverneurs) sont dans l’ensemble tombés d’accord pour considérer que les incertitudes entourant les perspectives d’inflation avaient reculé”, note le compte-rendu.

Concernant la décision de politique monétaire, le compte-rendu indique qu’”il a été considéré comme essentiel de retrouver suffisamment de flexibilité et d’options pour la politique monétaire”.

“Il a été jugé prudent de réaffirmer que la disposition du conseil des gouverneurs à ajuster tous ses instruments, si cela est approprié.”

Alors que la trajectoire de la politique monétaire est largement tracée pour l’année prochaine, la BCE a peu de grandes décisions à prendre. Elle devra toutefois se prononcer formellement, peut-être en septembre ou en octobre, sur la fin de son programme d’achats d’actifs qui n’a été présentée pour l’instant que comme une intention.

Les marchés financiers n’ont pas réagi à la publication de ces “minutes”. (Balazs Koranyi, Marc Joanny pour le service français, édité par Juliette Rouillon)

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