August 20, 2018 / 3:15 PM / 3 months ago

MARCHÉS-Record en vue pour le "bull market" boursier américain

* La séquence de hausse du S&P 500 proche d’un record

* Les méthodes de calcul des experts divergent

* Le “bull market” court vers sa fin

* Certains craignent une chute brutale, d’autres pas

par Lewis Krauskopf

NEW YORK, 20 août (Reuters) - Le cycle actuel de hausse à Wall Street pourrait devenir mercredi le plus long de l’histoire, même si tous les observateurs s’accordent à dire qu’il approche de sa fin.

Le “bull market” du S&P 500 durera mercredi depuis 3.453 jours, soit près de 10 ans, fêtant ainsi un record absolu selon la plupart des experts, notamment ceux de Bank of America Merrill Lynch, CFRA et S&P Dow Jones Indices.

Selon leurs calculs, la séquence haussière entamée le 9 mars 2009 dépassera alors en nombre de jours celle de 1990-2000.

D’autres, parmi lesquels Yardeni Research, Bespoke Investment Group et SunTrust Advisory Services, adoptent une méthode de calcul différente et jugent que le S&P 500 a besoin d’encore près de trois ans pour battre en longueur le “bull market” ayant couru, selon leurs critères, de 1987 à 2000.

Quoi qu’il en soit, le “bull market” actuel, né sur les cendres de la crise financière et entretenu par les largesses de la Réserve fédérale, finira bien par expirer. Cela se produira lorsqu’il aura perdu 20% depuis son pic le plus récent. Mais quand ?

“Les ‘bull markets’ sont comme des ampoules incandescentes, ils ont tendance à briller le plus fort juste avant de s’éteindre”, explique Sam Stovall, chargé de la stratégie d’investissement chez CFRA.

UNE CHUTE BRUTALE PAS EXCLUE

De nombreux investisseurs pensent cependant qu’un plongeon spectaculaire n’est pas à craindre à court terme parce que l’économie américaine demeure en bonne santé.

Selon eux, un marché baissier (“bear market”), que caractériserait un repli du S&P de 20%, n’est pas imminent.

“Les vrais ‘bear markets’ sont associés à une récession”, fait ainsi valoir Walter Todd, responsable des investissements chez Greenwood Capital Associates. “Je dois alors me demander si je vois une récession à l’horizon. Ce n’est pas le cas.”

D’autres pensent qu’une chute brutale, à l’image de celles observées lors de l’éclatement de la bulle internet (1999-2000) et de la crise financière de 2007-2009, ne peut être exclue.

Si la croissance de l’économie américaine reste forte, certains signaux inquiétants se manifestent, comme l’augmentation de l’endettement des entreprises et une certaine fébrilité sur le marché immobilier, le tout sur fond de resserrement monétaire et de montée des tensions géopolitiques et commerciales.

“La réalité, c’est que l’économie va bien mais qu’il y a de plus en plus de signaux d’alarme qui commencent à clignoter”, dit Oliver Pursche, chargé de la stratégie de marché pour Bruderman Brothers.

Le S&P 500 évolue lundi autour de 2.853 points, à proximité de son record absolu à 2.872,87 points établi le 26 janvier dernier. (Patrick Vignal pour le service français, édité par Bertrand Boucey)

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