July 5, 2018 / 12:35 PM / 2 months ago

May présente vendredi au gouvernement un plan d'accord douanier post-Brexit

LONDRES, 5 juillet (Reuters) - Pour tenter de rassembler son gouvernement divisé, la Première ministre britannique Theresa May proposera vendredi un nouveau plan sur les futures relations commerciales entre le Royaume-Uni et l’Union européenne (UE) après le Brexit.

Elle réunira ses ministres à Chequers, sa résidence de campagne à 70 km au nord-ouest de Londres, pour présenter ce projet de “régime douanier facilité” - “facilitated customs arrangement” - dans l’espoir d’accélérer les négociations sur la sortie de la Grande-Bretagne de l’UE, prévue le 29 mars 2019, et de repousser le spectre d’un Brexit “dur”, sans accord.

Son nouveau projet devrait adapter sans trop les modifier les règles en vigueur dans l’UE et prévoit l’utilisation des moyens technologiques actuels pour préserver la fluidité des échanges commerciaux avec l’Union.

Pour les conseillers de la Première ministre, qui était au départ favorable à un partenariat douanier avec l’UE mais a dû céder aux pressions des plus farouches partisans du Brexit, ce plan “cherche à tirer le meilleur d’un côté comme de l’autre”.

Il semble loin, cependant, de faire l’unanimité au sein de l’exécutif.

Le ministre chargé du Brexit, David Davis, a écrit à Theresa May pour lui dire que son projet était “inapplicable”, a-t-on appris de source informée, et les plus durs “Brexiters” y voient une trahison.

“ROULETTE RUSSE”

L’option dite de “facilitation maximale” (“max fac”) entend, grâce à la technologie moderne, assurer des échanges commerciaux fluides avec l’UE, notamment par l’établissement d’une liste de commerçants jugés de confiance pour lesquels les procédures seront le plus possible simplifiées.

Même si son gouvernement approuve le plan, Theresa May devra aussi obtenir l’accord des Européens. Elle doit rencontrer la chancelière allemande Angela Merkel dans la journée de jeudi à Berlin.

“Personne n’aurait imaginé il y a deux ans qu’on n’aurait toujours pas aujourd’hui, à quelques mois du Brexit, de réponses aux questions fondamentales sur nos futures relations commerciales avec l’UE”, a déploré un responsable d’une des plus grandes banques britanniques. “C’est un désastre pour la Grande-Bretagne”, a-t-il ajouté.

Ajoutant aux inquiétudes, Jaguar Land Rover (JLR) , le premier constructeur automobile britannique, a déclaré qu’un Brexit “dur” lui coûterait 1,2 milliard de livres (1,35 milliard d’euros) par an, ce qui l’amènerait à réduire ses activités au Royaume-Uni.

Le principal syndicat britannique, Unite, a demandé au gouvernement de revenir sur certaines de ses options “non négociables”, comme le retrait de l’union douanière européenne.

“Je dis au parti Tory (conservateur) qu’il ne peut pas jouer à la roulette russe avec nos emplois”, a déclaré le secrétaire général d’Unite, Len McCluskey. (Elizabeth Piper et Andrew MacAskill, avec Sarah Young; Guy Kerivel pour le service français)

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